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Archive de la catégorie Politique
Lectures de Machiavel
11.3.2008 par admin.
Sous la direction de Marie Gaille-Nikodimov et Thierry Ménissier
Ellipses - “Lectures de…” - 2006
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Présentation
Machiavel est un des penseurs les plus importants de toute la philosophie politique. Cet ouvrage entend présenter son œuvre de manière exhaustive et approfondie. Il relie les élaborations théoriques qu’elle recèle et l’action qui les a provoquées ; et il expose ses différents aspects. Machiavel est envisagé comme penseur de l’action, de la langue, du pouvoir, de la guerre, de la religion et de la république. Ainsi l’œuvre apparaît-elle dans sa complexité, et ressortit non seulement à la théorie politique et à la science sociale. mais également à d’autres champs philosophiques fondamentaux, tels l’anthropologie, la cosmologie, la morale et la métaphysique. Se dégage une représentation du Florentin comme auteur posant question à la philosophie dans les différents domaines qui sont les siens. L’œuvre machiavélienne a une vertu problématique. Deux outils complètent cette présentation : un quadruple index et une bibliographie valant pour les cinquante dernières années : cette dernière comprend. par rubriques ordonnées, la liste des principales éditions en langue italienne, des traductions françaises, ainsi que la plupart des ouvrages et articles critiques connus en français et dans d’autres langues.
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Extrait de l’Introduction p.10
” L’œuvre politique de Machiavel se présente sous un jour paradoxal. Truffée d’exemples et de récits, émaillée de jugements tranchés, caractérisée par une langue vivante, polémique et en apparence dépourvue de toute technicité, elle est facile à aborder. Elle n’en reste pas moins difficile à interpréter. C’est pourquoi, face à elle, l’union fait la force! La discussion et l’échange sont de mise pour garantir la justesse des hypothèses de lecture. Un commentaire à plusieurs voix a plus de chances qu’une interprétation soliste de rendre compte des différentes facettes de cette œuvre. Cette pluralité fait en elle-même justice à la variété du questionnement politique machiavélien, à ses différentes perspectives, aux finalités distinctes qu’il envisage, selon la qualité des temps et les circonstances, et aux diverses modalités d’analyse qu’il met en œuvre.
Nous avons souhaité appliquer ce principe de la pluralité des voix et des perspectives jusque dans le choix de la traduction en français des œuvres de Machiavel. En France, le Centre d’études et de recherche sur la pensée politique italienne (CERPPI) a accompli récemment un travail de mise à disposition des textes machiavéliens de premier ordre, proposant deux traductions novatrices, informées et rigoureuses. Dans ce volume, liberté a néanmoins été laissée à chaque contributeur d’opter pour la traduction de son choix. Dans la plupart des cas, celle-ci s’est avérée être … la sienne propre, comme si la traduction était le seul moyen de s’approprier un texte aux contours parfois fuyants et obscurs. Nous nous sommes contentés de renvoyer par la pagination à deux volumes, qui répondaient à deux critères: ils présentent l’ensemble de l’œuvre de Machiavel et sont facilement accessibles. “
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Les auteurs
Thierry Ménissier, agrégé de philosophie et docteur de l’EHESS en études politiques, est maître de conférences à l’Université Pierre Mendès France – Grenoble 2. Spécialiste de Machiavel, ses travaux actuels portent sur le rapport qui existe entre la démocratie et la république entendues comme des formes d’ethos collectifs, ainsi que sur les notions de corruption et d’inconduite civique. Principaux ouvrages publiés : Machiavel, la politique et l’histoire. Enjeux philosophiques (P.U.F., 2001), Machiavel, Le Prince ou le nouvel art politique (P.U.F., 2001, dir. en collaboration avec Y.C. Zarka) L’idée de contrat social. Genèse et crise d’un modèle philosophique (dir. en collaboration avec J.-P. Cléro, Ellipses, 2004), Éléments de philosophie politique (Ellipses, 2005), Lectures de Machiavel (dir. en collaboration avec M. Gaille, Ellipses, 2006), L’idée d’empire dans la pensée politique, historique, juridique et philosophique (dir., L’Harmattan, 2006). Enfin, il a récemment dirigé les dossiers d’articles suivants : « Les nations : renouvellement ou déclin ? Identités nationales et réécritures de l’histoire », revue Cités (PUF), n°29-2007 ; « La corruption, un concept philosophique et politique chez les Anciens et les Modernes », revue Anabases. Traditions et réception de l’Antiquité (PU de Toulouse-Le Mirail, éditions De Boccard), n°6-2007.
Normalienne, agrégée et docteur en philosophie, Marie Gaille-Nikodimov est l’auteur, notamment, de Machiavel (Tallandier, 2005) et de Conflit civil et liberté. La Politique machiavélienne entre histoire et médecine (Honoré Champion, 2004). Elle a aussi publié en 2000 une traduction française du Prince.
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Table des matières
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Kant cosmopolitique
7.3.2008 par admin.
Collectif sous la direction de Yves Charles Zarka et Caroline Guibet Lafaye
Editions de l’éclat - Mars 2008
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Présentation
La question cosmopolitique est restée en marge de l’intérêt qui a été porté à la pensée juridico-politique de Kant. En ce sens, le présent ouvrage vient combler une lacune dans l’exploration des ressources de l’œuvre. Mais l’intérêt philosophique de la question cosmopolitique dépasse très largement ce cadre. Elle atteste d’abord que la théorie politique de Kant ne se limite pas à une théorie de l’État. Il doit y avoir un en deçà et un au-delà de l’État, où la politique dépasse l’idée de peuple pour atteindre celle d’humanité. Le cosmopolitisme est cette théorie politique de l’humanité. En ce sens, Kant est l’antidote de Carl Schmitt, qui portait en lui la haine de l’idée cosmopolitique. Cet antagonisme théorique entre Schmitt et Kant, entre le poison et le remède, est largement attesté dans ce volume. Ce qui montre à quel point nous avons besoin aujourd’hui du cosmopolitisme de Kant, pour penser le passage de la guerre à la paix, la place de l’hôte étranger dans nos sociétés complexes et la nouvelle configuration d’un monde globalisé.
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Les auteurs
Yves Charles Zarka est professeur de philosophie politique à l’Université Paris Descartes (Sorbonne). Il est l’auteur d’une douzaine de livres, traduit en plusieurs langues, au carrefour de l’histoire de la pensée politique et de la philosophie politique contemporaine. Ses livres ont ouvert des nouveaux accès à la compréhension de notre temps. Il est également directeur de la revue Cités et à ce titre à la tête d’un des courants majeurs de la pensée politique contemporaine.
Caroline Guibet Lafaye est docteur de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et agrégée de philosophie. Elle est actuellement chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique). Elle est spécialiste de Kant et de Hegel aussi bien sur le versant esthétique que sur celui de la morale et de la politique.
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Extrait de “Introduction : le cosmopolitisme kantien”, par Caroline Guibet Lafaye
“Comme on le sait, le système kantien a été entrepris et mené à bien pour répondre à la question: « u’est-ce que l’homme? ». Philosophie de l’histoire et système critique ont été conçus, par Kant, ensemble. La philosophie critique est en effet là pour montrer que la liberté est réalisable dans la nature et qu’ainsi être homme n’est pas vain. La philosophie de l’histoire est précisément une pièce essentielle de cette téléologie. L’idée d’une histoire universelle est ainsi la pensée de la destination de l’homme dans le monde, ce qui a fait dire à certains commentateurs que «lesréflexions de Kant sur l’histoire non seulement s’accordent avec la pensée critique et pratique, mais l’accomplissent selon son essence “. La philosophie critique n’est donc pas, par accident, une philosophie de l’histoire car l’exigence pratique conduit jusqu’à la pensée de l’homme et de la réalisation de la liberté, dans la nature, par l’histoire humaine. Ainsi la philosophie de l’homme et la philosophie de l’histoire s’inscrivent dans le cadre de la philosophie critique comme le confirme aussi la date de parution des opuscules kantiens sur ces questions. En effet Kant n’a pas attendu d’avoir achevé son système pour publier ces réflexions: l’Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique date de 1784. Sa complète élucidation critique advient avec la Méthodologie de la Critique du jugement en 1790.”
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Table des matières
Introductions: Yves Charles Zarka, Y a-t-il un concept politique de l’humanité?– Jean Ferrari, Présentation – Caroline Guibet Lafaye, Le cosmopolitisme kantien – I. Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? – Yves Charles Zarka, Cosmopolitisme et hospitalité chez Kant – Monique Castillo, Pluralisme culturel et cosmopolitisme kantien – II. Cosmopolitisme et philosophie transcendantale – Jean Ferrari, Le cosmopolitisme de Kant entre l’idéalisme transcendantal et la réalité empirique – Bernard Bourgeois, Droit et force : le statut du droit cosmopolitique chez Kant – Caroline Guibet Lafaye, Le cosmopolitisme comme exigence morale – III. Les institutions juridiques du cosmopolitisme – Mai Lequan, Le repli kantien de la solution maximale d’une république mondiale vers la solution minimale d’une confédération d’États – Alain Boyer, La guerre, le commerce et l’étranger – Jean-Louis Vieillard-Baron, La nécessité d’une instance internationale et les limites de l’état moderne – IV. Du cosmopolitisme à la globalisation – Gérard Raulet, Habermas sur la paix perpétuelle – Emmanuel Picavet, Du non-mariage des États
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La Vérité en contrebande n°22
31.1.2008 par admin.
Novembre 2007
Athéisme(s), Religion(s), Politique
- Présentation (extrait de l’”Avertissement”)
” Ce numéro centré sur le thème Religion( s), athéisme(s), Politique, et l’angle sous lequel nous avons voulu le traiter, pourra dérouter quelques lecteurs impatients d’en découdre avec Dieu ou la religion. Au sein de la rédaction, nous nous sommes nous-mêmes interrogés sur l’opportunité de publier un numéro spécial sur ces questions controversées. Pour la plupart d’entre nous prévalaient les idées reçues et les routines de pensée, communément admises par tout athée ordinaire. Curieusement aussi, de telles idées reçues tendaient à poser la question de la religion et de l’athéisme en termes de bien ou de mal. Du côté du bien, cela allait de soi, on devait positionner l’athéisme, du côté du mal ou du mauvais, les croyances et dogmes religieux.Toutefois, placés devant la nécessité de proposer des articles qui ne se bornent pas à louer ou à dénoncer, et soucieux de respecter l’orientation de la revue, qui consiste à analyser et non à proférer de simples opinions, nous nous sommes aperçus qu’en dehors de quelque formules, nous ne connaissions pas beaucoup de choses sur la question, tant au niveau des contenus qu’à propos des enjeux politiques qui en découlent. En fin de compte, nous avons pris conscience qu’il s’agissait de poser le débat au plan philosophique, ce qui nous a contraint à reconsidérer, à propos de chaque religion, mais aussi de chaque type d’athéisme, la question des fondements de toute «morale publique », comme celle de l’opposition entre conceptions matérialistes et idéalistes. “
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Table des matières
Avertissement
LECTURES
Hélène LAFREGERE, CONCEPTIONS RELIGIEUSES ET IRRELIGIEUSES D’ASSERVISSEMENT
– Athéisme ou liberté de l’état de nature? Michel Onfray, Traité d’athéologie
– Anti-athéisme ou anti-communisme? Mathieu Baumier, L’anti-traité d’athéologie
– Comment s’abandonner au grand Tout de l’Etre? André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme
TEXTES
RELIGIONS ET ATHEISMES. LA QUESTION DES ENJEUX POLITIQUES
Gramsci, Théologie chrétienne et matérialisme
Marx, Lutter contre la religion ou contre un monde qui a besoin de religion ?
Robespierre, Culte de l’Être suprême et défense du bien public
PEUT-ON COMBATTRE «L’OBSCURANTISME» PAR L’IGNORANCE ?
Jeanne BENIGNE, Distinguer les principes de différentes religions
À propos des allégeances à Nietzsche
Bernard LEPETIT, La migration de thématiques fascisantes d’un extrême à l’autre. Les paganismes de la
Nouvelle Droite.Raymond CASAS, Politique et religion dans la résistance en Loir-et-Cher
Sylvain CASTELLAN, Liberté de culte et de conscience en URSS de 1917 à 1945
En savoir plus : www.laveriteencontrebande.net
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L’Art d’ordonner le monde. Usages de Machiavel
30.1.2008 par admin.
par André-Marie Yinda Yinda
Avant-propos de Pierre Manent
L’Harmattan - “Pouvoirs comparés” - Janvier 2008
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Résumé de l’ouvrage
A travers le texte et plus généralement la pensée de Machiavel, en scrutant précisément la fécondante intuition qui en travaille les moments de signification les moins travaillés, l’idée est de faire du concept de monde un projet politique en soi. Sa création est un travail permanent. Son étendue est structurée autour d’une géographie des intérêts souverains. Son articulation historique dévoile, tout au long de la modernité, une incommensurable fragilité dont se servent les plus habiles pour organiser et maintenir à leur avantage les rapports de pouvoir entre les nations.
L’intérêt de se servir de Machiavel pour comprendre cette banalité de la vie internationale est double. Il s’agit d’abord du dévoilement d’une vérité effective des pratiques largement répandues mais régulièrement marginalisées dans les discours, théories et philosophies sur les relations internationales. C’est également une contribution au renouvellement de cette pensée structurante des arts de conduire le bien commun qu’est le machiavélisme en débordant le cadre étroit de la souveraineté nationale pour pointer le sens du face-à-face entre les intelligences intéressées quel que soit leur niveau d’expression.
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L’auteur
André Marie Yinda Yinda est philosophe, enseignant, chercheur et consultant politique. Après avoir enseigné la philosophie politique à l’Université de Yaoundé I et l’Histoire des idées politiques au Grand Séminaire Régional Paul VI de Bafoussam, il a été Chercheur associé au Groupe de Recherches Administratives, Politiques et Sociales (GRAPS) de l’Université de Yaoundé 2 et au Centre de Recherches Politiques Raymond Aron de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) à Paris. Lauréat du Prix Raymond Aron 2005, très actif dans le domaine de l’innovation des idées politiques, il dirige actuellement Afropolis consultants.
- Extrait (Début de l’Introduction, p. 13)
« L’art machiavélien de mettre le monde en ordre est le fruit du renoncement d’au moins trois hypothèses liées à la problématique « cosmopolitique », celle qui a vocation, en philosophie, à s’occuper de la constitution politique du monde.
La première hypothèse concerne le jeu de mots entre cosmos et polis qui aurait pu donner lieu à un double entendement : cosmos comme polis c’est-à-dire l’univers, le monde entier, ordonné comme une cité, d’un côté, et, de l’autre, polis comme cosmos, autrement dit la cité, le politique comme univers ordonné en soi, comme un monde à part. Une bonne économie du concept « cosmo-politique » aurait pu y trouver matière à féconder idées, arguments et perspectives pour mettre en route le présent débat. Une relation aurait pu s’établir avec précisément l’idée machiavélienne de l’autonomie du politique vis-à-vis des autres secteurs du vivre ensemble. Mais il a fallu se mettre en réserve à cause de l’improbable articulation de ce jeu de mots et ses éventuelles complexifications dans une écriture machiavélienne du politique qui, si l’on s’en tient à la connaissance que propose PareI, n’a de référence au cosmos qu’en termes purement astrologiques et ne mesure ses effets sur l’ordre du monde qu’à travers les prismes d’une survivance « métaphysique » venue du Moyen-Age. »
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Table des matières
Avant-propos de Pierre Manent - INTRODUCTION - PREMIERE PARTIE : GENEALOGIE COMMUNE DU POLITIQUE - LE PLI POLITIQUE DE L’HUMANITE - De l’état de nature à l’état civil - De l’état civil à l’état de nature - LES DEUX INTERFACES DE L’HISTOIRE - Entre l’ancien et l’actuel - Entre virtù et fortuna - UNE RATIONALITE D’ETAT - La sécurité, condition de l’Etat « La fin justifie les moyens » - « AU FIL DE L’EPEE » - L’intelligence de la guerreLa mesure des rapports de force - DEUXIEME PARTIE : UNE COSMOGRAPHIE DE LA SOUVERAINETE - LE POUVOIR SOUVERAIN EST D’ETAT : DISCURSIVITE - Le conflit des traductions - Le conflit des interprétations - LA SOUVERAINETE ENTRE TERRITOIRE ET VERTU : OPERATIVITE - L’inscription territoriale - La transcription « vertueuse » - LES SOUVERAINETES REGLENT LE MONDE : NORMATIVITE - Une économie de la violence - Le principe de nécessité comme modalité de règlement - DE LA CITOYENNETE A LA SOUVERAINETE : TRAVERSEE - De la subjectivité à la souveraineté - Principautés et souverainetés - TROISIEME PARTIE : UNE MODERNITE INTERNATIONALE - UNE GENESE WESTPHALIENNE - Structure géopolitique - Stratégie internationale - A L’EPREUVE DU SYSTEME INTERNATIONALE - Pratiques politiques - Réceptions théoriques - LA SUBJECTIVATION INTERNATIONALE - Identification - Rationalisations de soi - LA CIVILITE INTERNATIONALE - Réserves orthodoxes - Rémanences hétérodoxes - CONCLUSION - BIBLIOGRAPHIE - NOTES
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Critiques
Le Jour, quotidien (écrit par Jean-Philippe Nguemeta)
“André -Marie Yinda Yinda revisite le machiavélisme aujourd’hui et trouve qu’il aide à déterminer le bien d’une nation.
L’art d’ordonner le monde. Usages de Machiavel est le tout premier ouvrage du philosophe camerounais André- Marie Yinda Yinda , paru chez l’Harmattan en fin décembre 2007.
A travers le texte, l’auteur veut dégager les aspects les plus cachés de la pensée de Machiavel. L’idée est de faire du concept de monde un projet politique en soi, une construction permanente. Il s’agit de structurer des intérêts souverains, propres et justes à tous les Etats du monde. Son articulation historique dévoile, tout au long de la modernité, une incommensurable fragilité dont se servent les plus habiles pour organiser et maintenir à leur avantage les rapports de pouvoir entre les nations. L’intérêt de se servir de Machiavel pour comprendre cette banalité de la vie internationale est double. Il s’agit d’abord de dévoiler la réalité des pratiques largement répandues mais régulièrement marginalisées dans les discours et autres théories sur les relations internationales. Autrement dit, l’objectif est de mettre à nu les différentes manières indirectes d’agir fondées sur la ruse, le mensonge comme principe stratégique permettant de préserver les intérêts. En réalité, la ruse telle que formulée par Machiavel dans le Prince est réfléchie, calculée, prévoyante. Elle emporte sur la bonne foi et est à l’œuvre dans les relations nationales et internationales. L’art de gouverner se ramène à l’art de dissimuler, de stimuler, de simuler, de manipuler.” > lire la suite
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