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Archive de la catégorie Philosophie Générale

Qu’est-ce qu’un con ?

Eléments du savoir-penser et agir

Denis Faïck

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Pleins Feux - Avril 2008
  • Présentation

Traiter quelqu’un de con est assez fréquent et ne pose aucun problème sémantique. Or quand la question de la définition est posée, la réponse bute sur le vaste champ que ce mot recouvre. Car nous sommes en définitive tous le con de quelqu’un. Toutes les catégories socioculturelles sont concernées par ce qualificatif. Comment alors se repérer clans cette représentation immense ? Si chacun d’entre nous est un con selon des critères relatifs. comment trouver l’essence de cette insulte ? D’autant que les nuances sont nombreuses : gros con, sale con, vieux con, petit con. Denis Faïck.

  • L’auteur

Docteur en philosophie, diplômé de l’Institut Français de Yoga, Denis FAÏCK a été enseignant au lycée, intervenant à l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) et à l’Université Américaine de Toulouse ; il est aujourd’hui chargé de cours en philosophie et histoire des idées à l’Université Libre de Toulouse, et membre associé d’une équipe de recherche (participation aux travaux) au Centre d’Etude de la Langue et de la Littérature Française des XVII° et XVIII° siècles du CNRS, UMR 8599, Université Paris IV-Sorbonne. Il est également membre de la Société Toulousaine de Philosophie. Il a suivi l’enseignement de Paule Mourrut de l’IFY dans le cadre de la formation de professeurs, ainsi que les cours de Robert Cottet de l’Institut du Yoga Traditionnel. Denis FAÏCK est aussi ceinture noire 1° dan de nihon jujitsu (nihon taï jitsu).

  • Extrait (fin du livre)

Si la connerie menace l’homme, c’est précisément parce qu’il peut être intelligent. Mais l’intelligence a pour tâche d’affronter sans cesse le déséquilibre. Les autres animaux sont guidés par un instinct qui les porte à agir de la meilleure façon. Cet animal instinctuel ne se trompe pas. Il accomplit son essence par le chemin le plus approprié. Sa vie est ainsi adéquate au monde, sans écart qui le pousserait à l’errance et au manque existentiel, qui sont par contre des caractéristiques de l’être humain. La connerie est le prix à payer pour l’intelligence qui cherche continuellement à mettre en œuvre une correspondance qui lie l’homme et le monde, ou qui du moins les rapproche, relation fragile, tourmentée, qui est sans doute notre éternel combat, car un écart trop important n’aurait d’autre conséquence que la perte de l’humanité. Si la connerie peut faire rire, elle est en même temps le revers de la médaille, revers puissant puisqu’il menace la vie.

  • Dossier de presse (à venir)

Détruire : la logique de l’existence

Lawrence Olivier

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Liber - Mars 2008
  • Présentation

«“Détruire”, le mot fait peur. Il est synonyme de ruiner, annihiler, anéantir, dévaster. Il évoque pour notre imaginaire politicolinguistique une histoire bien singulière, renvoie l’homme à des comportements dont il est en général assez peu fier. Et notre indignation morale est sans fin. Le champ sémantique du mot recouvre une réalité qu’on cherche en général à fuir: guerre, conflits, souffrance, violence. La compréhension du terme et de la réalité qu’il recouvre est socialement fixée.» Au-delà de ces significations spontanées, la notion a pourtant une portée philosophique plus profonde et plus générale, qui se révèle à travers une réflexion radicale sur les deux manières que nous avons de définir l’homme: par sa nature intime (son intériorité) et par le rapport à l’autre. Or, dira l’auteur, ces deux inventions modernes sont à la fois des tentatives de négation de la destruction inhérente à l’existence et son exacerbation. C’est cette logique de l’existence qu’il s’agit de faire apparaître ici dans son implacable fatalité, sans le cataplasme d’une pensée de l’espoir et sans promesses de bonheur.

  • L’auteur

Lawrence Olivier est professeur de science politique à l’université du Québec à Montréal. Aux éditions Liber, il a publié Michel Foucault. Penser au temps du nihilisme (1995), Le savoir vain. Relativisme et désespérance politique (1998), Contre l’espoir comme tâche politique, suivi de Critique radicale. Essai d’impolitique (2004).

  • Extrait : début de l’Introduction

“De toute mon existence, je ne me rappelle pas que mes rapports avec les autres aient donné un résultat autre que destructeur. J’entends par là que mon existence a non seulement affecté mes relations avec les autres, mais aussi que j’ai été anéanti par eux ou que j’ai contribué à les anéantir. J’ai été affecté de diverses façons jusqu’à ne plus croire en rien et surtout pas dans l’être humain. J’ai affecté leur existence – en supprimant leur espoir, leur vision du monde, leur sentiment, tout ce en quoi (monde des croyances et des valeurs) ils croyaient – au point qu’il n’est rien resté de ces relations. Pour dire le moins, j’ai été pour eux décevant. Mon existence n’a rien laissé – attendu qu’elle devait ou qu’elle aurait dû à tout le moins avoir quelques résultats, fussent-ils négatifs. Je ne crois pas l’avoir fait volontairement, avoir eu l’intention de détruire, mais le résultat a toujours été celui-là. Je ne crois pas non plus que les autres aient eu cette intention de me détruire. Il n’est pourtant rien resté. Ce rien, dont il est question ici, ne renvoie ni à la souffrance ni à l’absence ou à la fin de la relation. Ce rien, est-ce le résultat de relations entre personnes incompatibles, de malentendus entre elles? Est-ce le constat d’une existence particulièrement troublée? Je ne le crois pas. C’est une explication facile et habile que de renvoyer à une détresse, à une angoisse ou même à une névrose la difficulté, l’impossibilité de vivre avec les autres. Mais ce rapport à soi troublé, à quoi tient-il ?”

  • Dossier de presse (à venir)

Affect et affectivité dans la philosophie moderne et la phénoménologie

Affekt und Affektivität in der neuzeitlichen Philosophie und der Phänomenologie

(Dir.) Eliane Escoubas et Laszlo Tengelyi

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L’Harmattan - “Ouverture philosophique” - Mai 2008
  • Présentation

Les travaux ici rassemblés résultent d’une collaboration franco-allemande, sous l’égide d’un Programme PROCOPE qui, pendant deux années (2005 et 2006), réunit chercheurs français et chercheurs allemands, sous la double direction d’Eliane Escoubas (Université de Paris XII) et de Laszlo Tengelyi (Université de Wuppertal). Le projet de ce travail commun est issu du constat que la nouvelle phénoménologie, en France comme en Allemagne, manifeste un intérêt croissant pour le phénomène de l’affect et de l’affectivité. La collaboration entre des phénoménologues et des historiens de la philosophie moderne des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que de la philosophie grecque, est apparue en outre particulièrement nécessaire.

  • Les auteurs

Eliane Escoubas est professeur de philosophie émérite à l’Université de Paris XII-Val de Marne. Elle est traductrice de Husserl et d’Adorno et auteur de plusieurs ouvrages sur la phénoménologie : Imago Mundi (Paris, Galilée, 1986), L’espace pictural (La Versanne, Encre Marine, 1995), L’esthétique (Éditions Ellipses, Paris, 2004).
Làszlô Tengelyi, d’origine hongroise, est professeur de philosophie à l’Université de Wuppertal en Allemagne. Ses derniers livres sont : L’histoire d’une vie et sa région sauvage (Grenoble, J. Millon, 2005), L’expérience retrouvée. Essais philosophiques l (Paris, L’Harmattan, 2006) et Erfahrung und Ausdruck [Phoenontenologica, vol. 180], (Dordrecht, Springer ; 2007).

  • Table des matières

L’Antiquité en rétrospection
Die ursprünglich geteilte Wachheit bei Heraklit phänomenologischen Rückblick
Pathos und Philosophie bei Platon
L’affectivité à l’époque moderne
L’évidence de l’affection chez Descartes et Husserl
Spinoza et l’éthique du désir
” Effet-affect “, Des tableaux de Poussin, d’après les travaux de Louis Martin
Ambivalences et limites du concept de pitié chez Jean-Jacques Rousseau
Begehren und Fühlen in Kants praktischer Philosophie
Sur le sentiment du sublime
Le problème de l’être-affecte chez Kant et Fichte
Schiller : le partage des affects
De la pitié en tant que sentiment démocratique : de Tocqueville à la phénoménologie
Perspectives phénoménologiques
L’assise corporelle des sentiments
Rire, sentir, penser
Le rôle de la notion de Stimmung dans la compréhension de l’être de l’homme comme Dasein de Marin Heidegger à Werner Marx
Heidegger : topologies de la Stimmung
Die Grundstimmungslage des anderen Anfangs bei Heidegger
Gelassenheit als Tugend des technischen Zeitalters
Der Affekt der Angst bei Lacan
Die Vorgängigkeit des anderen nach Lévinas

  • Extrait de “L’Evidence de l’affection chez Descartes et Husserl”, par Yves Mayzaud

“Il y a quelque chose de provoquant à parler d’évidence de l’affection chez deux auteurs rationalistes. Le fait est que la passion ou l’affection pose un problème à la raison. Elle l’« attire », l’« excite» ou la « sollicite » ; elle a de plus le défaut de faire sentir la présence du corps au cœur même de la place forte de la raison, risquant à tout instant d’obliger l’âme à se penser matérielle. Pourtant, on ne peut pas contester qu’elle n’a rien de commun avec l’intuition mathématique ou la saisie des idéalités logiques, lesquelles appartiennent en propre à l’esprit. Pour ainsi dire, si l’on peut affirrmer du théorème de Pythagore qu’il est évident, ce ne peut pas être dans le même sens que la joie ou la tristesse. Il y a évidence et évidence, celle de la raison et celle de l’incarnation ou de la nature.
Le représentant d’une telle distinction est bien entendu Descartes et elle ne cessera de lui poser problème. Il se rend vite compte qu’on ne peut pas penser la réalité naturelle humaine en condamnant unilatéralement l’expérience sensible comme il le fait dans les Règles pour la direction de l’esprit. Le sentir est après tout une forme particulière du cogito, dont il faut dégager les spécificités pour ne pas dissoudre l’homme en substances distinctes. Quel est alors le rôle des passions dans cette caractérisation de l’être de l’homme, distinct de la substance pensante et de l’étendue?
La comparaison avec Husserl pourra sembler dès lors hasardeuse, lui qui développe une philosophie libérée de ce substantialisme. Cependant l’affection défie elle-aussi sa conception de l’évidence. Plus encore, il y a une filiation entre ces deux philosophes: le problème dans ces deux doctrines est celui d’une passion qui serait une action sur le Je, mais qui ne viendrait pas du Je et qu’il ne pourrait pas faire autrement que de reconnaître. Comment comprendre cet événement de la conscience? Est-il un événement au même titre que n’importe quel autre? La voie cartésienne, telle que Husserl la renouvelle, ne permet-elle pas une compréhension renouvelée de la passion ? “

  • Dossier de presse (à venir)

Le cinquantième parallèle

Petits essais sur les choses de l’esprit

Michel André

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L’Harmattan - Mai 2008
  • Présentation

Sous une forme rapide et variée reflétant le mouvement de la vie et la complexité du monde contemporain, il est ici question de littérature et d’écrivains, de la langue et des langues, de science et de savants, de peinture, de musique et de cinéma, de la mer, de voyages et de villes, de la politique et de bien d’autres sujets.

Dans le sillage des Essais de Montaigne, ce choix de réflexions, d’observations, d’impressions et de souvenirs donne en même temps à découvrir, en filigrane, le portrait d’un homme d’aujourd’hui.

  • L’auteur

Michel André : philosophe de formation, travaille au niveau européen à l’intersection des questions de politique scientifique, de société, de communication et de culture. Il a publié aux éditions L’Harmattan : Le cinquantième parallèle - Petits essais sur les choses de l’esprit . Adresse de contact : michelandre8@gmail.com

  • Extrait de l’Avant-Propos

“Un homme qui a franchi, dans la traversée de l’existence, la ligne marquant l’arrivée sous les latitudes de la cinquantaine, s’est nécessairement constitué un stock abondant de souvenirs, d’images, de sensations, de représentations, d’idées, de réflexions, d’anecdotes et d’histoires à raconter, distillation plus ou moins fidèle et aboutie de tout ce qu’il a vécu, vu, entendu, lu, observé, éprouvé ou expérimenté. Système de balises orientant sa navigation si la vie est effectivement comme un long voyage en mer, mais aussi capital accumulé dont il exploitera les dividendes pour investir dans de nouveau projets si elle est une entreprise, et trésor de guerre contenant des armes et des munitions pour livrer de nouvelles batailles si elle est un combat, ce patrimoine n’existe le plus souvent que sous forme mentale et ne se transmet généralement que de manière aléatoire.
L’habitude que j’ai prise d’écrire, la chance, l’occasion et un peu de détermination m’ont permis de lui conférer en ce qui me concerne, à tout le moins pour une certaine partie, la matérialité et la forme plus systématique de l’écrit.
Les textes qui composent cet ouvrage traitent d’une variété de sujets auxquels je me suis intéressé à titre personnel ou professionnel : de littérature et d’écrivains, de science et de savants, de films et du cinéma, de peintres, d’architectes et de musiciens ; mais aussi de la langue et des langues, de paysages et des voyages, de villes et de l’Europe, des journalistes et de la politique, des souvenirs et de la mémoire, et de la vie des sentiments.”

  • Dossier de presse

Le sang du texte. Pour présenter Michel André
par Luc Dellisse (
e-dito.com)

Extrait : “Son livre est un grand champ magnétique où se forme par nappes successives une idée juste et incomparable de l’espère humaine dans sa modernité : étrange espèce, en vérité, hantée par un génie de lieux qui se dérobe inlassablement, tout en laissant autour de lui ses fumures de techniques et d’idées. Mais en creux c’est aussi un récit secret, une sorte d’autobiographie à mi-vie, où se retrouvent la plupart des chiffres de l’équation intellectuelle : l’érudition, l’émotion, l’introspection, la présomption, l’obsession, un peu de sagesse, un peu de folie, un vent coulis de peur et de regret, et planant au-dessus de tout cela, à ras des flots, le sentiment d’entrevoir, enfin, le dessin de sa vie.”

La soustraction de l’être

La question ontologique de la vérité de Heidegger à Badiou

Rémy Bac

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Le Grand Souffle - La Contrée - Avril 2008
  • Présentation

Ce livre part d’un constat : la pensée de l’être en tant qu’être, relancée à nouveaux frais par Heidegger, n’accomplit d’aucune manière un « achèvement de la métaphysique », mais constitue au contraire l’aurore de nouveaux grands systèmes métaphysiques. Pour autant, il reste avéré que la question de l’être, ou du vide, se distingue de celle de l’étant.

Par ailleurs, ce livre part aussi d’un étonnement : comment se fait-il que la pensée de l’être, réactivée par Heidegger dans toute son ampleur herméneutique sous la tutelle du poème, puisse connaître, après Lacan, sa seule et réelle interlocution rivale dans L’être et l’événement d’Alain Badiou, sous la garde du mathème ? Que signifie cet « affrontement » entre poème et mathème ? De telles questions nous ont amené à explorer, par une lecture croisée avec la pensée de Lacan, « l’envers » du système de Badiou, afin de saisir la mutation qu’il en est advenue du concept de vérité comme fidélité à l’événement et soustraction au savoir.

  • L’auteur

Rémy Bac est né en 1972. Il inscrit volontiers son travail philosophique dans le sillage d’Alain Badiou, Mehdi Belhaj Kacem et Slavoj Žižek. La soustraction de l’être est son premier livre.

  • Extrait du Prologue : Introduction au mathème (p. 17)

“La soustraction. Opération mathématique suturée à la question antique de l’être, ou bien essence même de la question ontologique ? Mais peut-être la suture fait-elle partie de cette essence, se structurant (et n’étant pas autre que la structure) en inclusion dans la soustraction là où elle-même, la suture, opère dans la présentation de l’être?
Ne serait-ce pas, au fond, le seul dispositif adéquat à l’exigence de maintenir l’effectivité d’un concept comme celui de « vérité» ? Mais si c’était la vérité elle-même qui se soustrayait à toute suture? Peut-être est-ce là son mouvement secret. La mesure de toutes choses.
On pensera au retrait de la vérité, à son voilement, au sens où Heidegger en a parlé. Il s’agit, ici, de tout autre chose. Et pour autant, ce n’est pas sans rapport.
La question ne saurait en tout cas se mesurer elle-même sans la science du mathème. Ni modèle, ni paradigme, en tant que norme extérieure à l’objet sur laquelle celui-ci viendrait se régler, au moins en ceci qu’il serait mesurable à la norme d’une opération ou d’une obersation, mais l’être lui-même de “l’objet”, vide et multiple, si l’on suit le système ontologique ensembliste d’Alain Badiou de L’être et l’événement.”

  • Table des matières

Le Tabou de l’Absolu:
préface de Mehdi Belhaj Kacem
Prologue: Introduction au mathème

I - Le Quatre de la vérité
1. Le Quatre de la vérité
2. Désir et amour
3. Technique et capitalisme
4. Lacan déconstruit ?
5. Lutte des classes, lutte des communautés: un trou de la vérité

II - Le système soustractiviste
6. Vers une fondation de l’universalisme
7. L’humanisme revisité
8. Badiou heideggerien ?
9. Le poème en question, le vide en réponse
10. Le terme évanouissant de Mallarmé
11. Une lecture de la méditation 20 de L’être et l’événement
12. Les trois fidélités
13. Structure et sujet
14. Vérités, politique et éthique
15. Une machine dialectique générique
16. Les coupures philosophiques de Badiou

III - Férocités de l’Idée
17. Politique et amour (mathèmes des trois mondes)
18. Qu’est-ce que la démocratie?
19. La dictature
20. Passion de la politique
21. Le plus-de-jouir économique
22. Au-delà du principe de vie
23. L’amour, la mort : le trip(le) du flamenco
24. Le communisme
25. Maos/situs

Iv-L’infini et son double
26. Forçage de l’innommable
27. L’infini d’un lacanisme événementialiste
28. L’infini mathématique
29. Les deux sceaux existentiels

Épilogue
Appendice

  • Dossier de presse

Présentation de La soustraction de l’être, par Rémy Bac (antiscolastique.free.fr)

La passe antiphilosophique de Lacan
 
(Extrait) Sans doute faut-il commencer par la fin. D’abord, parce qu’il ne serait question pour moi de livrer ici une introduction à La soustraction de l’être . Une présentation, tout au plus. Mais il faut aussi commencer par la fin parce que nous sommes, ou nous serions, à la fin proclamée de la philosophie, comme nous serions à la fin de la métaphysique, de l’histoire, de la politique et des grands idéaux. « Qu’est-ce que la philosophie ? » est la question qui clôt La soustraction de l’être . C’est de là, de ce point obscur, que nous partirons.
  Il m’a toujours semblé que s’il fallait retenir du vingtième siècle un seul nom, résumant la pensée la plus novatrice, la plus audacieuse, la plus stimulante comme la plus profonde, ayant ouvert le champ le plus large de la connaissance comme ayant remis en cause et modifié d’une façon sans retour tous les topoi de la philosophie, c’est bien celui de Jacques Lacan.
  Cela peut paraître surprenant, car Lacan n’a jamais été philosophe.