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Archive de la catégorie Histoire de la philosophie
La pensée antique
1.7.2008 par admin.
Mythes, sagesses orientales et philosophie grecque
Yves-Marie Adeline
Ellipses - Juin 2008
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Présentation
En exposant avec clarté les pensées du monde entier à l’époque antique, ce livre met en lumière le lien entre la pensée occidentale et la pensée orientale.
Tout commence avec l’enseignement par le mythe. Puis l’Inde rayonne, non seulement sur l’Orient excepté Confucius, mais aussi sur l’Occident. Certes, les Grecs inventent la ” philosophie ” à proprement parler, puisqu’ils sont les premiers à exiger une justification du discours par la raison, mais leur vision générale du monde ne libère pas des grands concepts indiens sur la nature environnante, le corps et l’âme.
Même l’immense travail d’Aristote, première manifestation d’indépendance radicale de la pensée occidentale par rapport à l’Orient, ne suffit pas à prévenir le resserrement des liens entre les philosophies hellénistiques et les fondamentaux brahmaniques, à la suite de l’épopée d’Alexandre. C’est finalement saint Augustin qui, au crépuscule de l’Antiquité et à l’aube du Moyen Âge, émancipe définitivement l’Occident de sa sujétion intellectuelle à l’Orient.
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L’auteur
Docteur de la Sorbonne, philosophe, poète et dramaturge, Yves-Marie Adeline est l’auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages, parmi lesquels une monumentale Histoire mondiale des idées politiques mur éditions Ellipses. Il enseigne à l’Esma et à l’Escem.
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Extrait p.5
” Une chose est de savoir, ou au moins d’imaginer, comment les hommes ont pu commencer à penser: dans l’état actuel de notre compréhension du monde, nous ne pouvons que nous livrer à des spéculations difficilement vérifiables. Autre chose cependant est d’essayer de comprendre ce qui anime constamment la pensée et ce, selon notre hypothèse, dès le commencement de l’humanité : le désir de régularité.
Par-delà la seule pensée, ce désir est à la base de tout phénomène de civilisation. Dans leur vie grégaire, dans la satisfaction de leur besoin alimentaire, dans leur souci de sécurité, face à la maladie, et dans bien d’autres choses encore, et des plus abstraites, ce qui caractérise en premier l’activité des hommes est un besoin de régularité.
Il y a plusieurs manières pour un homme de se servir de sa pensée. Il peut vouloir imaginer un outil, ou un plan de chasse, ou une recette de cuisson. Dans le domaine qui nous intéresse ici, un homme décide de se servir de sa pensée, non plus pour satisfaire une attente immédiate, mais pour se comprendre lui-même et comprendre ce qui l’entoure; la première question qu’il se pose est de savoir comment d’abord, et pourquoi ensuite, les mouvements de la nature sont réguliers. La deuxième question sera de savoir comment produire un modèle régulier du monde. La troisième sera de savoir comment régulariser lui-même ce qui ne l’est pas, ou pas toujours. “
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Dossier de presse (à venir)
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Comprendre l’histoire de la philosophie
3.4.2008 par admin.
Christophe Giolito
Armand Colin - “Cursus” - Février 2008
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Présentation
On ne pratique pas l’histoire de la philosophie sans mobiliser plus ou moins consciemment un certain point de vue sur la philosophie, et toute histoire de la philosophie vient en retour conforter les conceptions dont elle est issue.
D’où l’importance pour tout étudiant ou praticien de la philosophie de se mettre au clair avec les conceptions de l’histoire de la discipline. En explicitant les notions fondatrices de méthode, de philosophie de l’histoire, d’herméneutique, de relativisme, de lecture philosophique, cet ouvrage voudrait contribuer à l’élaboration d’une réflexion sur les manières d’historiser la philosophie.
Ce livre se veut, à cette fin, à la fois une référence et un outil. Il présente les diverses conceptions répertoriées de l’histoire de la philosophie, analyse les difficultés qu’elle rencontre et les distinctions par lesquelles elle cherche à les surmonter, et rend accessible les acquis de la recherche historiographique.
Il aidera tout un chacun à se situer en philosophie et à enrichir la pratique de l’histoire de la discipline qu’il entend s’approprier.
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L’auteur
Christophe GIOLITO, agrégé de l’université, docteur en philosophie, enseigne en classes préparatoires (voie économique et sociale) au lycée militaire de Saint-Cyr et est chargé de travaux dirigés au CIPCEA (Paris I-Ens).
Il a publié notamment aux éditions L’Harmattan : “Histoires de philosophie avec Martial Guéroult” (1999) : Le lien entre les différentes dimensions de l’activité d’historien de la philosophie (commentaires, définition de procédés, fondation) se trouve ici problématisé. Le cas exemplaire de Martial Gueroult permet de repérer des divergences radicales entre l’application, l’explication et le fondement d’une hypothétique méthodologie.
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Extrait de l’Introduction, p. 1
” L’histoire de la philosophie n’est pas une discipline strictement historique, ni seulement une partie de la philosophie (au même titre que l’épistémologie ou la morale, par exemple). Nous avons affaire à une activité savante, supposée unifiée, exercée de façon privilégiée dans les facultés, au point de donner son identité à la pratique universitaire de la philosophie.
D’une part, l’histoire de la philosophie ne saurait être purement descriptive: elle ne peut se contenter de restituer les propos des philosophes, de faire la chronologie des œuvres. Car à prendre les travaux des philosophes pour des écrits, sans les appréhender dans leur sens non seulement pour une époque de l’histoire, mais encore pour une tradition de pensée, on peut ambitionner l’exactitude, mais on s’interdit la critique, si bien qu’on ne prend pas en compte les théories philosophiques dans leur teneur propre, leur prétention à la vérité. L’histoire de la philosophie n’est pas faite par des historiens, et les historiens de la philosophie ne prétendent pas n’être que des archéologues. Seule leur formation philosophique les autorise à commenter les œuvres dans leur sens, en statuant non seulement sur des faits, mais aussi sur des idées qui entendent construire l’ordre de valeurs à l’aune desquelles elles veulent être évaluées. “
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Table des matières
I - La méthode en question dans l’histoire
II - Conceptions philosophiques pour l’histoire
III - Théorisation des philosophies
IV - La diversification des pratiques
V - Le devenir de l’histoire de la philosophie
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Dossier de presse (à venir)
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Histoire de la pensée occidentale. De Socrate à Sartre
6.3.2008 par admin.
par René Rampnoux
Ellipses - Hors collection - 2008
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Présentation
La communauté universelle de la Pensée vous accueille : de Socrate à Sartre pour simplifier, des présocratiques à Michel Serres plus exactement. Certains ont préparé notre venue : douter avec Montaigne et Descartes, comprendre le cosmos avec Galilée ou Einstein, trouver les origines de l’homme avec Darwin ou l’ADN, analyser la richesse économique avec Adam Smith ou lord Keynes, et même disputer de Dieu avec saint Paul ou Nietzsche. En somme, partager l’essentiel avec les plus grands. Chaque époque a élaboré ses réponses face à ses enjeux ; pour penser les nôtres, puisons dans le passé universel européen.
Les fondations de notre héritage culturel occidental sont grecques, juives et chrétiennes, les Lumières et la science élèvent les murs, la modernité ébranle l’édifice. L’idée de progrès, l’aspiration à l’égalité, l’affirmation de la raison universelle, l’appétit de justice architecturent l’édifice.
La recherche de l’érudition n’est pas l’objectif ; c’est une introduction à la pensée des auteurs reconnus qui déploie notre propre capacité à penser. « Les abeilles pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur. […] Ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra, pour en faire un ouvrage tout sien, à savoir son propre jugement » (Montaigne, Les Essais).
Et puis, dans cette quête, il se trouve bien quelque chose comme une résistance à l’air du temps où l’éphémère sensationnel s’est installé. Ce que le spécialiste gagne en compétence, il le perd en culture.
Cet ouvrage s’adresse aux étudiants préparant une épreuve de culture générale, mais aussi à l’autodidacte cherchant à acquérir une autonomie culturelle, ainsi qu’à l’honnête homme du XXIe siècle.
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Extrait de l’Introduction
” « Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié; ils étendent les pensées dont on leur présente le germe; ils corrigent ce qui leur semble défectueux, et fortifient par leurs réflexions ce qui leur paraît faible» (Voltaire, préface à son Dictionnaire philosophique). Ami lecteur, au travail !
L’objet de ce livre est le plaisir de s’approcher de notre héritage composite: l’idée de progrès, l’aspiration à l’égalité, l’affirmation de la raison universelle, l’appétit de justice. Les fondations sont grecques, juives et chrétiennes, les Lumières et la science élèvent les murs, la modernité ébranle l’édifice. La recherche de l’érudition n’est pas notre objectif car bien qu’admirable cette voie est guettée par la suffisance: “Je hais par sur tout un savoir pédantesque” (Du Bellay, Regrets). La pensée est l’objectif, la pensée des auteurs reconnus comme notre propre capacité à penser. Montaigne déclare à son lecteur: « Je suis moi-même la matière de mon livre » et pour bien y parvenir, il cite Lucrèce 149 fois, Platon 128 et Sénèque 130. Pour être sage de sa propre sagesse, il est savant d’autrui. « Les abeilles pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur. Ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra, pour en faire un ouvrage tout sien, à savoir son propre jugement » (Les Essais). Et puis, dans cette quête, il se trouve bien quelque chose comme une résistance à l’air du temps. “
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Table des matières
Les philosophes de l’Un et du Multiple
Les deux sources de l’Occident, gréco-romaine et judéo-chrétienne
Le socle de la modernité : la Renaissance
Le cartésianisme dans le Grand Siècle
Le siècle des Lumières
La pensée des systèmes : des Lumières allemandes au positivisme français
Le crépuscule de l’humanisme
La lutte sociale : libéralisme et socialisme
Le sujet au XXe siècle
L’intellectuel, une particularité française du XXe siècle
De la nation à l’Europe : pour quel contrat politique ?
Sciences entre victoires et incertitudes
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Critiques et dossier de presse
( à venir)
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Modernité de la logique archaïque. De Parménide à Gödel
7.2.2008 par admin.
par Roland Tournaire
L’harmattan – Janvier 2008
- Présentation
«Il semble bien que la relativité fournisse une preuve irréfutable en faveur de ces philosophes qui, comme Parménide, […] nient l’objectivité du changement et le considèrent comme une illusion ou une apparence provenant de notre mode particulier de perception.»
Ce propos du logicien Kurt Gödel, cité en exergue, illustre les analyses développées dans ce livre. Les esprits les plus lucides découvrent de nos jours les intuitions de la Grèce archaïque, celles des présocratiques comme Parménide, incomprises dès l’époque de Platon.
Cette tradition, oubliée pendant vingt-cinq siècles, paraît désormais capable de s’adapter aux connaissances les plus récentes. Ses conceptions du vide, du temps et de l’espace, de la causalité, de l’infini et de la limite, de l’actif et du passif, considérées comme absurdes par Aristote, sont étudiées ici de manière à faire ressortir la résonance moderne d’une logique pure opposée aux contradictions de la pensée classique.
La réflexion des auteurs bibliques et de leurs successeurs, les théoriciens du premier christianisme, se fondait-elle sur la même logique intuitive ? La doctrine hébraïque de l’existant serait-elle à l’origine de l’archaïsme grec ?
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L’auteur
Roland Tournaire, à travers plusieurs ouvrages, applique une stricte méthode linguisique à l’analyse de textes hébreux, grecs et latins souvent oubliés ou mal compris. Il en ressort une interprétation inédite des Ecritures hébraïques et protochrétiennes ainsi que des tetxes grecs pré-socratiques.
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Table des matières
Avant-propos / 1. Bilan préparatoire / 2. Gorgias, ou la rupture / 3. Vide / 4. temps / 5. Cause / 6. Le sophiste / 7. Infini et limite / 8. Actif-passif / 9. Conclusion générale
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Extrait de l’Avant-propos
L’image de l’univers est pour nous aujourd’hui la même qu’elle était pour Démocrite: un nombre inconcevable de corpuscules disséminés dans l’espace sans bornes et se mouvant éternellement(I).
Cette opinion est partout enseignée. Or elle est fausse. A l’époque de Démocrite, l’idée qu’un espace puisse s’étendre à l’infini en toute direction n’est encore venue à l’esprit de personne. Il faudra des décennies pour qu’elle commence à poindre, cent ans pour qu’elle s’affirme, des siècles pour qu’elle soit admise comme réalité.
D’où vient cette universelle erreur ? Mais ce n’est pas la seule. On peut en dire autant de toutes les notions que l’on attribue généralement aux doctrines dites présocratiques : le temps au premier chef, et l’infini, le néant, le vide, le hasard, la nécessité, la cause, la liberté, être, ne pas être …
Par une tendance propre aux représentations humaines, on a lu les textes antiques à travers des images modernes auxquelles on a attribué une valeur pérenne: ce qui semble vrai aujourd’hui ou hier, croit-on, était vrai de tout temps. On aurait découvert d’emblée de grands principes qu’il ne serait plus possible de remettre en question. Pourtant l’évolution récente de la Physique montre que les acquis antérieurs n’étaient pas définitifs. Nul n’est donc tenu de croire à une évolution positive à partir des conceptions présocratiques, si méconnues, jusqu’aux conceptions aristotéliciennes aujourd’hui mises à mal.
Beaucoup de textes anciens nous sont révélés par des exégètes qui n’ont pas compris les écrits de leurs prédécesseurs. Par la suite, on a interprété la logique la plus ancienne par référence aux déformations que lui ont apportées ces commentateurs. Les notions et le sens des mots qui les portent se sont modifiés en un siècle, entre 450 et 350 avant notre ère. L’infini spatial commence à être imaginé au cours de cette époque, le vide et le temps universel aussi. Les mêmes termes grecs ainsi traduits, to apeiron, to kenon, ho khronos, avaient auparavant des significations qu’Aristote déjà ne connaît plus.
Le propos du présent ouvrage est de faire apparaître, sur des bases essentiellement linguistiques, en se fondant sur l’analyse des textes, quelle était la logique de la première pensée grecque, contraire à la nôtre ; logique insurpassable, pure et dure, dont les philosophes, à la suite des sophistes, n’ont pu se démarquer qu’au prix de contradictions. Au lieu de projeter le présent sur le passé, essayons la projection inverse: comment les théoriciens de l’époque archaïque accommoderaient-ils à leurs idées les théories de l’époque actuelle?
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