Infos

Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Ethique.

Calendar
novembre 2008
L Ma Me J V S D
« oct    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Archive de la catégorie Ethique

Pourquoi philosopher en cuisinant ?

Méditations autour de dix recettes de Lionel Lévy

par Marc Rosmini

rosmini2.JPG

Aléas - “Collection Pourquoi ?” - Février 2008
  • Présentation

L’anthropophagie est-elle immorale ? Faut-il revendiquer le droit de jouer avec la nourriture ? Jusqu’où s’étend le concept de Bouillabaisse ? Le poivron est-il un fruit ? Peut-on s’engager politiquement sans quitter ses fourneaux ? Tous les plaisirs sont-ils bons à prendre ? La simple lecture d’une recette peut-elle être blasphématoire ? La cuisine est-elle un art ou un artisanat ? Peut-on manger “naturel” ? Le miel est-il magique ? Qu’est-ce qu’être épicurien ?

Toutes ces questions, et bien d’autres, trouveront des débuts de réponses dans ce livre. La suite appartient au lecteur, et aux convives avec lesquels il philosophera en goûtant les recettes de Lionel Lévy.

  • Les auteurs

Marc Rosmini : voir son myspace

Lionel Lévy : interview sur Anous.fr

  • Extrait p. 178

“Voici donc résumé ce qu’on peut attendre de cet essai philosophico-culinaire : dans la filiation des ouvrages de “proteptrique”, il aura atteint son but s’il éveille chez le lecteur un goût renouvelé pour le questionnement et le débat théorique. Et plus encore s’il conduit à une nouvelle façon de concevoir un repas. Car le choix de tel ou tel des plats proposés ici par Lionel Lévy ne produira pas seulement une jouissance gustative particulière, mais pourra aussi orienter la discussion de nos convives sur des problématiques spécifiques. À condition, bien sûr, d’attirer l’attention sur les questions soulevées par chaque plat, puisqu’une recette n’est pas, en soi, “philosophique” : seule peut l’être la réflexion que nous développerons à son égard.
Comme on l’a vu, tout choix culinaire engage des valeurs esthétiques, éthiques, symboliques, politiques, voire religieuses. La prise de conscience de cette réalité est une étape nécessaire, mais insuffisante, si elle ne conduit pas à une réflexion critique sur la validité de nos propres valeurs et de nos propres choix.
En cuisinant, en découpant notre palombe ou en épluchant nos châtaignes, en arrosant attentivement notre tajine de porc ou en préparant notre sabayon de pomelos, nous anticiperons donc sur les sujets qui seront abordés plus tard, lorsque les invités seront là. Lecture, introspection, dialogue: voici les trois étapes sans lesquelles une réflexion ne pourrait vraiment progresser. “

  • Table des matières

rosmini.JPG

  • Dossier de presse

> le confit c’est pas gras…

“Lisez Pourquoi philosopher en cuisinant. Méditations autour de dix* recettes de Lionel Lévy (Aléas, 2007). Marc Rosmini, jeune agrégé de philosophie, y décortique les implications philosophiques de la cuisine avec une gourmandise de saveurs et de savoirs communicative. Bien sûr, quand il m’a gentiment fait parvenir son livre, j’ai failli développer un ulcère du duodénum : depuis la lecture de Kant en classe de terminale, j’aime autant la philosophie que les asperges en conserve, c’est vous dire. Pourtant, non seulement je me suis plongée avec délices dans cet essai original et stimulant, mais j’ai appris qu’en dégustant du Noir de Bigorre, j’étais moi-même kantienne (ironie du sort). En quelques mots, c’est clair, accessible et tout à fait rafraîchissant.”

> grenouille888

“LES CHRONIQUES GASTROSOPHIQUES DU PROFESSEUR ROSMINI
Poulet 728 120, de Philippe Katerine
Plaisirs de la philosophie et de la cuisine mêlés, dans cette série de chroniques hebdomadaires, inspirée du livre ” Pourquoi philosopher en cuisinant ? ” écrit par Marc Rosmini, professeur de philosophie. en collaboration avec Lionel Levy, chef-cuisinier, publié aux éditions Aléas.”

> Manger les mots, dire les mets, cuisine et philosophie.

“Rencontre originale : Marc Rosmini, slowfoodien marseillais, philosophe et forte inclination pour la cuisine d’une part, et d’autre part Lionel Lévy, « La table au sud « et « La virgule», cuisinier et un goût pour la philosophie.
Le résultat : un livre délicieux, « Pourquoi philosopher » signé Marc Rosmini aux éditions Aléas (commande bonne librairie ou Amazon). Soient 10 menus réalisés par Lionel Lévy qui donnent lieu à des réflexions philosophiques qui montrent que manger est certes un acte très banal mais pas si anodin qu’on croit ! Par exemple, par provocation, Lionel Lévy propose un menu avec une recette de pattes de chien, seul menu qui n’a pas été réalisé ( et la SPA!) et qui devient prétexte à s’interroger sur nos refus et nos interdictions alimentaires.
Ici, il n’y a pas de spéculation métaphysique mais une philosophie du quotidien, de la cuisine et de son environnement, ouverte à tous les gourmands-gourmets-curieux plus intéressés par les questions et l’échange que par les réponses toutes faites à partir de plats surprenants.”

Pourquoi paresser

par Denis de Casabianca

casabianca.JPG

Aléas - “Pourquoi ?” - Avril 2007
  • Présentation

Il est parfois difficile de rester sans rien faire.
L’état dans lequel se trouve celui que l’on appelle paresseux semble ne pouvoir durer indéfiniment sans difficulté. Si chacun s’accorde volontiers un moment de paresse, il est dur de durer dans la paresse, et pas seulement parce qu’il faudrait reprendre des occupations qui n’attendent pas. C’est plutôt qu’il nous semble, au bout d’un temps, difficile de rester ainsi, et que l’occupation apparaît alors comme une situation préférable. C’est en interrogeant les préjugés que notre société véhicule sur la paresse qu’on pourra comprendre pourquoi paresser, et en quoi consiste cet agir paradoxal.

  • L’auteur

Agrégé de philosophie, Denis de Casabianca est professeur en lycée. Il poursuit des recherches sur Montesquieu, l’histoire des sciences et des idées politiques au XVIIIème siècle. Il est l’auteur d’un petit ouvrage de synthèse, Montesquieu, L’Esprit des lois (Paris, Ellipses, 2003).

  • Extrait p.9

Une bonne sieste vaut-elle mieux qu’un long discours ?

” On aime bien paresser. Aussi celui qui fait l’éloge de la paresse est-il assuré de trouver une audience complaisante. Éloge facile, propos entendu. Chacun reste conforté dans ses impressions : il est bien agréable de paresser, et il est doux d’entendre un discours qui flatte notre goût. Encore faut-il que le propos ne s’allonge pas trop. Généralement empreint de banalités, répétant les bienfaits évidents du ne rien faire, égrainant ce dont chacun convient, l’éloge de la paresse peut parfois provoquer une certaine lassitude. Un sermon à propos de la paresse ne sera pas entendu avec la même oreille : il n’est pas besoin d’un long discours pour persuader la personne de bon sens du caractère réducteur d’un tel état pour l’homme. S’il doit pouvoir profiter de repos mérités, l’homme, être de raison, ne saurait s’abandonner à la paresse sans renoncer à ce qu’il est. Remontrance ordinaire, propos ennuyeux. Car l’auditoire, même s’il reconnaît le caractère raisonnable du sermon, n’appréciera guère qu’on insiste trop lourdement en ce sens; la sensibilité commune s’irritera si on appuie le trait au point de rendre suspectes ses petites tentations quotidiennes, si l’on déprécie ouvertement ces petits moments de répit que chacun aime à s’accorder secrètement. L’éloge comme le sermon, lorsqu’ils prennent la paresse comme objet, doivent être brefs et légers, comme si la paresse ne pouvait supporter une certaine consistance langagière: en cette matière, on apprécie les bons mots, mais on est mieux payé du repos que l’on prend en congédiant les orateurs, que de leurs longs discours. Pour cela, l’auteur ne doit pas demander à son lecteur de faire trop effort pour le suivre, sous peine de paraître hors de propos. “

  • Table des matières

Une bonne sieste vaut-elle mieux qu’un long discours?
Paresser, c’est plus dur qu’il n’y paraît
Une visite au zoo: l’aï et le tire-au-flanc
Le franc-tireur et l’attaque de la diligence
Du droit à la paresse
Des hommes malades du travail
La passion paresseuse: sain de corps et d’esprit
Un dégoût salutaire -le travail, c’est la santé
De la médecine du travail à l’hygiénisme social
Les utopies : de la paresse proscrite à la paresse prescrite sur ordonnance
“L’ américain libre et paresseux”
Un paresseux noir sur fond blanc: l’au-delà de la paresse
La pêche, l’étude, les vagues et les vacances
La paresse de Dieu : création et contemplation
Les dieux paresseux sont-ils des idoles à brûler?
Loin des Anciens: le travail abstrait et les loisirs
Ceux qui paraissent paresser: de l’oisiveté
des riches à la retraite commune
Le paradis des parasites : haro sur les chômeurs
Les bagnards heureux et l’usine qui brûle
La loupe
Le lièvre et la tortue : course en suspens
Se reposer des loisirs : l’ennui et la paresse
Se reposer dans une chambre : la fatigue et le divertissement
Pouvoir dormir: les insomniaques et les hommes de bonne volonté
Paresseux sur canapé (note sur l’identité)
Les flottements silencieux de l’agir paresseux
Un sage très discret: l’homme qui marche
Note finale, lente mais tenue

La métaphore du passage

Le concept de temps chez saint Augustin, fondement d’une nouvelle éthique

par Patrick Nerhot

nerhot.jpg

L’harmattan - “L’Ethique en mouvement” - mars 2008

Postface de Christian Hervé

  • Présentation

«Je parle. Mes mots sont des pensées qui représentent. Dans leur essence même, ces pensées sont des énoncés vrais. Il est impossible en effet que ces mots qui s’imposent au nom de ma pensée puissent, dans leur évocation même, témoigner du faux. Comment l’acte de penser, dans ce qui l’institue comme énoncé encore une fois, pourrait-il m’abuser à travers ce qui constitue son acte même d’énonciation? »
Que l’on ait pu parler de « mort de la métaphysique » est absolument invraisemblable; la métaphysique, en effet, n’a jamais été aussi «vivante» qu’aujourd’hui. Que l’on puisse, tout pareillement, imaginer que l’action aujourd’hui nécessaire à effectuer dans tous les domaines du savoir soit celle d’une « déconstruction » est tout aussi déconcertant; il s’agit bien plutôt de tout l’inverse: de reconstruire. Non pas tellement de reconstruire des modes de savoir « nouveaux » mais, plus exactement, de reconstruire les questions de méthode par lesquelles nous pensons savoir.

  • L’auteur

Patrick NERHOT est professeur ordinaire de philosophie du droit à la faculté de droit de l’Université de Turin. Parmi ses plus récentes publications: La vérité en histoire et le métier d’historien, Quaderni fiorentini XXIV, 1995 ; La fenomenologia della filosofia analitica dellinguaggio ordinario, Cedam Padova, 1999; Questions phénoménologiques suivies de lectures freudiennes, L’Harmattan, Paris 2001.

  • Table des matières

1. Qu’est-ce que le savoir ?
2. La question du sens ou l’exclusion du temps
3. La question du langage et la métaphysique de la présence de l’absence
4. Saint Augustin ou la témoignage de l’après
5. Métaphore du passage et symbolique du cercle : opposition des modes de penser
6. La difficile représentation du sens
7. Saint Augustin et le temps chrétien

Partie I
1. Le mesurable et le transcendant
2. La pensée de la “limite”
3. Secondes réflexions sur la “limite”
4. Le passage

Partie II
1. La structure rationnelle du penser et le concept de temps
2. La présence de l’absence

  • Extrait p. 23

Saint Augustin, la question herméneutique et le penser rationnel
” Penser la question de la vérité comme un penser rationnel dont notre conception du temps en est l’indice majeur amène à penser là métaphore du passage, qui est la grande métaphore de l’hébraïsme et du christianisme. Saint Augustin est le premier à penser en ces termes et c’est la raison pour laquelle j’en fais le support textuel aux réflexions que j’avance dans cette étude. Mais, et en prolongement à ce que je viens de dire à propos de la préface, saint Augustin, évidemment, ne constitue pas cette plénitude du sens, «à soi» dont proviendrait le principe même de ma lecture. Cette lecture ne consiste pas en une herméneutique d’un « soi », pensée d’une répétition, le mot cortime ce « à soi » du texte, pensée hors du temps d’un temps: « saint Augustin». La question herméneutique ne se traduit pas dans la formalisation d’un retour, dans le temps hors du temps. Si j’en appelle à ces textes, c’est en ce que, certains étant en cela plus essentiels que d’autres, saint Augustin a poursuivi ce geste même que j’effectue dans cette étude. Je ne « retrouve » pas Saint Augustin par une exégèse de mots, je montre à travers certains de ses textes ce que je conçois au titre du penser rationnel. Et s’il peut y avoir une quelconque pertinence dans ce que je dis, elle résulte non pas, encore une fois, de je ne sais quelle exégèse des textes de saint Augustin mais de raîsonnements par lesquels je rencontre la structure du penser qui a guidé saint Augustin dans ses propres raisonnements, au point que ceUx-ci, dans leur substance même, ne font plus qu’un avec ceux que j’établis par ce travail sur saint Augustin. Ce n’est pas, en effet, en répétant des mots que nous pensons ce qui a pu, dans une certaine mesure, pour un certain aspect, et dans une stratégie d’écriture Particulière, être déjà pensé. “

  • Dossier de presse (à venir)