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Archive de la catégorie Essais contemporains

Escales #1 | Affaires Humaines

C’est entre hommes seulement
La Mort de l’athée
Violence & Liberté

Francis Jeanson

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Le Bord de l’eau - Juin 2008
  • Présentation de l’éditeur

Sartre, Algérie(s), Action culturelle, Porteurs de valises, Curiel, Psychiatrie, Godard, Camus, Sarajevo, BHL, Camus, De Gaulle, Procès, Philosophie, Les Temps Modernes, Engagements, Politique, Mauriac, Citoyenneté, Beauvoir, Résistance, clandestinité, Malraux, etc.
Je pourrais ajouter : Littérature(s), Femmes, Psychanalyse, Formation, Inde, Esprit (la revue), Montaigne, Christiane…

Et d’autres encore : Cohérence, Exigence de sens, Relatif, Condition humaine…
Et ceux-là qu’il faut bien mentionner quand même : Existentialisme, Phénoménologie, Polémique, Contingence…
Je vous assure : on n’en sortirait pas. J’ai essayé. J’ai essayé de le classer en cinq thèmes :

1) La philosophie
2) L’Algérie
3) L’action culturelle
4) La psychiatrie
5) La formation.

Aussi ai-je choisi de proposer à Francis Jeanson cette sorte de Situations ou de Questions de principe. A savoir, rassembler ces fragments: textes parus en revues, entretiens, conférences et inédits (surtout des inédits) en petits livres, limite format de poche.
Mais l’un des mots clé chez Francis Jeanson est la cohérence. Où je voyais moi des mosaïques composées à ma fantaisie il n’a pas tardé à opposer une suite d’opus au sens architectural du terme.

  • L’auteur

Après des études de philosophie, Francis Jeanson obtient un doctorat d’État en science politique.
La vie de Francis Jeanson a été marquée par plusieurs engagements : dans les conflits de la planète, dans l’action culturelle, enfin en psychiatrie.
En 1943, il s’engage dans la Deuxième Guerre mondiale en rejoignant les forces françaises libres en Afrique du Nord. Il participe à la campagne Alsace-Allemagne en 1944-1945. Pendant la guerre d’Algérie, il cré et dirige entre 1956 et 1961 un réseau de soutien à la lutte du peuple algérien pour son indépendance. Son implication dans le conflit des Balkans l’amènera à la présidence de l’Association Sarajevo en 1992.
De 1950 à 1955, il fonde et dirige la collection «Écrivains de toujours» aux éditions du Seuil et gère la revue Les Temps modernes dont il deviendra dans les années soixante membre du comité directeur. Avec Jean-Paul Sartre, il dirige la collection «Les temps modernes» de 1962 à 1967. C’est ensuite qu’il préfigure et dirige la Maison de la culture de Chalon-sur-Saône.
À partir de 1975, il mène de nombreuses activités dans le champ psychiatrique : articles, conférences et séminaires en France et à l’étranger.
Francis Jeanson a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages.

  • Extrait de “C’est entre hommes seulement…”, p.9

“En un sens, le risque c’est le non-sens: «C’est la vie … » Nous risquons à tout moment quelque chose mais nous ne savons pas quoi. Le risque est toujours ailleurs, toujours autre, toujours différent de celui que nous tentons de prévoir et contre lequel nous tentons de nous prémunir. Il y a risque, c’est-à-dire: nous sommes là, totalement exposés, jetés vifs à toute la contingence du monde, par notre propre adhérence à ce monde, par notre «incarnation». En tant qu’elle est, la condition humaine est absurde aux hommes; en postulant un Créateur, on la dira donnée par un dieu bon, ou infligée par quelque dieu cruel, et en tout cas gratuite: due à la grâce de l’un ou à la géniale malignité de l’autre. Ontologiquement, le risque est notre statut: nous sommes absolument en danger, nous vivons dans le risque, un risque à la fois inconnaissable et total, - celui-là même qu’un Spinoza s’efforçait d’annuler en nous assurant de notre immédiate insertion dans l’éternité.”

  • Dossier de presse (à venir)

Consommation et luxe

La voie de l’excès et de l’illusion

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par Benoit Duguay

Liber - 2007
  • Présentation

« Il y a sans doute chez tous un désir de quelque chose qui dépasse la simple utilité, le cours banal des choses, le désir d’un écart par rapport à une norme ou à une conduite habituelle, écart grâce auquel la valeur de l’objet devient valeur (réelle ou imaginaire, peu importe) de celui qui le possède. De nos jours toutefois, cette attitude naturelle et universelle, qui a longtemps été “réservée” à une classe ou à une caste, à des moments particuliers, à des circonstances spéciales, s’est démocratisée et généralisée en modèle même de l’échange marchand sinon du mode d’être. En matière de consommation, nous assistons aujourd’hui, tant chez le producteur que chez le consommateur, à un ensemble de comportements exagérés, égoïstes, souvent irresponsables, voire destructeurs, massivement adoptés au nom du luxe.
  Qu’est-ce que le luxe? Quelles sont nos attentes vis-à-vis des produits et services de luxe? Comment se pratique le marketing du luxe? Y a-t-il des comportements qui peuvent faire contrepoids à l’hyperconsommation et la mettre en échec? Voilà quelques-unes des questions auxquelles je me propose de répondre dans ce livre. J’espère contribuer ainsi à faire réfléchir sur la consommation et à infléchir nos habitudes en cette matière. Je ne pense pas seulement, en disant cela, à la population en général, mais aussi et surtout aux entreprises et aux spécialistes du marketing qui se sont engagés dans une logique de surenchère dont ils ne veulent pas voir les risques. » (B. D.)

  • Table des matières

Introduction
1. De la consommation à l’hyperconsommation
2. La production et le commerce de luxe
3. Les attentes et le luxe
4. L’invasion du luxe
Conclusion

  • Dossier de presse

  • Entrevue réalisée par le journaliste Stéphane Baillargeon pour la production de l’article « Êtes-vous un turbo- consommateur? » publié dans le quotidien Le Devoir le 28 février 2008.

  • Entrevue réalisée par le journaliste André Martineau pour le reportage « La marche au centre commercial : se dépenser sans dépenser », diffusé le samedi 26 janvier à l’émission Macadam Tribus sur la Première Chaîne de Radio-Canada.

  • « Le goût du luxe et ses effets néfastes », une revue de livre publiée dans le quotidien La Presse (page 4 du cahier À vos affaires) le dimanche 27 janvier 2008, sous la plume du journaliste François Perreault.

  • Entrevue réalisée par l’animatrice Janine Messadié, diffusée à la Première Chaîne française de Radio-Canada à Toronto (860 AM et 90,3 FM) les 16 et 17 janvier 2008.

  • Entrevue réalisée par la journaliste Nathalie Villeneuve pour la production de l’article « Les limites de la démesure » publié dans le Courrier Laval le 13 janvier 2008.

  • Entrevue réalisée par la journaliste Eugénie Francoeur et diffusée à travers le Canada le 10 janvier 2008 à la Première Chaîne de Radio-Canada.

  • Entrevue réalisée en direct le 9 janvier 2008 par les animateurs Sylvain Morin et Geneviève DeSousa, dans le cadre de l’émission « Les complices » à 103,5 FM.

  • Entrevue réalisée par la journaliste Anne-Marie Labbé pour la production des articles « Quand les très riches se font très discrets » et « La richesse à la dérobée, cette exclusivité qui n’a pas de prix », publiés dans le quotidien Le Soleil le 9 janvier 2008.

  • Entrevue réalisée en direct par l’animateur François Gagnon dans le cadre de l’émission « Les gagnants et les perdants », le mercredi 2 janvier 2008.

  • Entrevue réalisée en direct par l’animatrice Janine Messadié à la Première Chaîne française de Radio-Canada à Toronto (860 AM et 90,3 FM), le 27 décembre 2007.

  • Entrevue réalisée par la journaliste Élisabeth Côté dans le cadre du Téléjournal / Midi, le mercredi 26 décembre 2007.

  • Entrevue réalisée en direct par l’animateur Louis Lemieux dans le cadre de l’émission « RDI en direct », le mercredi 26 décembre 2007.

  • Le luxe des ordinaires, un article publié dans le quotidien Le Devoir (p. B10) le vendredi 14 décembre 2007.

  • Entrevue réalisée par l’animateur François Rebello dans le cadre de l’émission « Investissez-vous » le samedi 8 décembre 2007.

  • Entrevue réalisée en direct par l’animatrice Anne-Marie Dussault dans le cadre du Téléjournal / Midi le jeudi 6 décembre 2007.

  • Entrevue réalisée en direct par l’animateur François Bugingo dans le cadre de l’émission « Christiane Charette en direct » le lundi 3 décembre 2007.

  • « Plaidoyer pour une consommation plus responsable », un article publié dans l’hebdomadaire Le Journal de Saint-Bruno (page 4) le samedi 1er décembre 2007, sous la plume du journaliste Guillaume Poulin-Goyer.

  • Revue de livre publiée dans l’hebdomadaire L’UQAM le lundi 26 novembre 2007.

  • Entrevue réalisée en direct par l’animateur Louis Lemieux dans le cadre de l’émission « RDI en direct », le dimanche 25 novembre 2007

  • Pourquoi la brèche démocratique

    par Norbert Lenoir

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    Aléas - “Pourquoi ?” - Juin 2007
    • Présentation

    La démocratie est beaucoup moins en crise qu’en panne de vitalité politique. Cette panne s’analyse au niveau social et politique. La démocratie est effective si elle est capable de créer à la fois une citoyenneté politique et sociale.
    La citoyenneté politique pose la question du pouvoir : que signifie le pouvoir du peuple ? Notre présent politique ne nous montre-t-il pas un peuple souverain tout à fait étrange ? En effet, on définit le peuple comme étant souverain tout en le privant de tout accès aux différents pouvoirs.
    La citoyenneté sociale définit le peuple comme étant une communauté de personnes protégées par des droits sociaux. La démocratie n’est pas seulement un régime dans lequel les pouvoirs sont séparés et limités, mais c’est une activité politique qui vise à réduire les inégalités économiques. Mais notre présent nous montre une montée en puissance de la précarité et du chômage de masse qui coïncident avec une critique des systèmes collectifs de protection sociale.
    Notre démocratie est en panne car elle ne veut plus se donner les moyens de réduire la double brèche qui existe en elle : la brèche politique qui crée une séparation entre un peuple de la majorité et celui des minorités et la brèche sociale qui tend à démanteler les systèmes collectifs de solidarité. Nous examinerons le problème de cette brèche et les réponses possibles pour revitaliser la démocratie en analysant, notamment, le problème de l’opinion publique, celui très à la mode de la démocratie participative ainsi que la question du démantèlement de l’État protecteur.

    • L’auteur

    Agrégé et docteur en philosophie, Norbert Lenoir enseigne à l’Université de Provence – Aix-Marseille I. Ses travaux portent sur la philosophie politique. Il a notamment publié La démocratie et son histoire (2006 PUF).

    • Extrait de la Conclusion (p. 188)

    “La démocratie est donc à la fois sociale et politique. Et c’est cette ambition de réaliser la démocratie dans ses deux versants qui non seulement lui donne une vitalité mais aussi une réalité. Cette ambition signifie la réduction de tous les rapports politiques et économiques qui génèrent l’arbitraire et la précarité. La précarité, c’est subir une loi, un règlement qu’un autre édicte et ne subit pas.
    La démocratie, si elle veut lutter contre cette précarité, doit élaborer un système de droits protégeant les citoyens de l’arbitraire.
    Mais précisément, dans un monde où tout est mobile et temporaire n’apparaît-il pas le risque d’une disparition d’une protection contre l’arbitraire ?
    Pour répondre à ce risque, il nous semble bon de réactiver le sens originel de la notion de contrat. Il faut affirmer que ce contrat est essentiellement politique. Cela signifie que l’État doit produire une société de droit, c’est-à-dire une société animée par une volonté réelle de réduire les inégalités économiques et politiques. Mais cela signifie aussi que le contrat a pour objectif de créer des protections collectives à ses citoyens. Le contrat c’est aussi le rappel de l’État à ses responsabilités sociales.”

    • Table des matières

    Avant-propos
    Chapitre 1
    La démocratie et la dynamique de la séparation des pouvoirs. Existe-t-il une panne de l’opinion publique La tolérance, principe de structuration démocratique: entre séparation de l’espace social et dispersion du pouvoir de l’opinion
    La panne de l’opinion publique: les sondages et les revendications identitaires
    Chapitre II - Démocratie représentative et exigence de la participation. La représentation dilue-t-elle la démocratie ?
    Rousseau et la démocratie délégative Ségolène Royal et la démocratie participative: illusion ou réalité?
    Démocratie et exigence d’une représentation étendue
    Chapitre III
    Le contrat social et le marché, deux modèles d’individualité
    Le modèle du marché Locke et l’ homo laborans
    Adam Smith et l’ homo oeconomicus Le modèle du Contrat social
    Les deux problèmes du marché: le consommateur politique et le démantèlement de l’État protecteur, Le démantèlement de l’État protecteur Conclusion

    • Dossier de presse

    > Du même auteur, lire aussi : “Marx penseur de la démocratie”, sur semimarx.free.fr

    Résumé
    Il y a une actualité non seulement économique, mais politique de l’œuvre de Marx. Marx, en distinguant la « démocratie véritable » de la « démocratie vulgaire », nous aide à élaborer une critique contemporaine de ce régime politique. Le problème que nous pose Marx est le suivant : la démocratie peut-elle répondre à son nom ? Le peuple peut-il réellement exercer le pouvoir ? Chez Marx, la démocratie n’est pas une utopie qui aimanterait l’histoire, une fin promise. Non ! Elle est avant tout une expérience historique qui coïnciderait avec la Commune de Paris de 1870. Cette expérience nous permet de questionner ce paradoxe contemporain : faire du peuple le souverain et dans le même temps l’exclure de tous les pouvoirs politiques.

    Usages politiques de l’animalité

    Jean-Luc Guichet (éd.)

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    L’Harmattan - “La librairie des humanités” - Février 2008

    Publié sous la responsabilité de l’Université Pierre Mendès-France (UPMF), Grenoble

    • Présentation

    Le propos de cet ouvrage est d’examiner les différentes manières dont le thème animal – c’est-à-dire aussi bien les animaux dans l’individualité de leurs espèces que la notion diffuse d’animalité – a pu être utilisée – réellement, symboliquement, idéologiquement, philosophiquement – dans l’argumentaire des pouvoirs, et des pratiques et discours qui les soutiennent ou les interrogent. Déjà, les rois antiques font de leurs chasses les emblèmes redoutables de leurs capacités de conducteurs d’hommes, les bêtes domestiques fournissant pour leur part de parfaits modèles d’obéissance. Après les bestiaires fantastiques du Moyen Âge et la rupture de la Renaissance, les temps modernes modifient la donne en faisant passer l’animalité devant l’animal et ses figures. Perdant l’évidence à la fois de son ancestrale sociabilité et de son essentielle rationalité, l’animal humain se révèle – avec Machiavel, Hobbes, Rousseau, puis Nietzsche, Freud et les contemporains – de plus en plus rétif, se révélant d’une sauvagerie au fond définitivement irréductible. Alors, l’animalité reflue des animaux vers l’homme et tend à constituer une naturalité problématisant profondément le politique et l’idée de droit naturel. Les XVIII° et XIX° siècles, et enfin les sciences humaines, l’éthologie, la sociobiologie, l’émergence de biotechnologies et de biopouvoirs, prolongent et amplifient cette dimension animale tout en la chargeant d’une complexité nouvelle et parfois inattendue. Ainsi, loin de se réduire à de simples stratégies d’instrumentalisation, les usages politiques de l’animalité comportent une dimension d’interrogation critique prenant à partie l’ensemble de la pensée politique.

    • L’auteur-éditeur

    Jean-Luc Guichet, agrégé et docteur en philosophie, est directeur de programme au Collège international de philosophie et membre du Comité régional d’éthique Expérimentation animale Paris-Île-de-France. Il a publié notamment en 2006 « Rousseau, l’animal et l’homme » (Editions du Cerf).

    • Extrait de l’Introduction

    “les puissances ont souvent manifesté une tendresse paradoxale à l’égard des bêtes. Cette singulière sollicitude s’observe particulièrement envers celles dangereuses, comme si les princes, en faisant signe d’une manière remarquablement forte et visible, adressaient une forme de reconnaissance, par-dessus les autres humains, à leurs égaux dans la nature, se prévalant par cette proximité d’une sorte de droit à part. Ainsi en est-il des rois légendaires dont les chars, dit-on, étaient tirés par des lions, du dressage des guépards et des rapaces pour la chasse ou laissés plus ou moins libres dans l’entourage du seigneur, des ménageries royales qui avoisinent les châteaux des souverains dès le moyen âge, jusqu’à nos hommes politiques se faisant photographier en compagnie de leurs chiens ou de leurs chevaux …. L’espace du pouvoir et de ses personnages s’auréole ainsi d’une présence animale potentiellement dangereuse qui y évolue en le signifiant de manière particulière. Zarathoustra lui-même, renouant avec cette longue tradition, se complaît, comme Blaise Benoit le relève dans son article, dans la familiarité des animaux forçant le respect tels le lion et l’aigle. Cette signalétique animale du pouvoir utilise également les bêtes en tant insignes, s’accaparant et arborant leurs attributs - têtes de panthère, fourrures, crocs, etc. -, au point parfois de mêler formes humaines et animales à la manière des dieux égyptiens. C’est là certainement la première valeur politique de l’animal: être un symbole redoutable, celui de la puissance, et non seulement de la puissance comme énergie brute, mais comme puissance bridée, témoignant d’un contrôle souverain de ses forces.”

    • Table des matières

    Introduction Jean-Luc Guichet

    I – Les animaux : usages de l’ironie et de la cruauté
    Face de roi. Assauts graphiques et crises de la représentation sous la monarchie de Juillet, Thomas Bouchet
    Corrida, exécution capitale et pouvoir, Élisabeth Hardouin-Fugier

    II – Les animaux : usages allégoriques et bestiaires imaginaires
    Bestiaire et animal politique chez Machiavel. Une inscription paradoxale et polémique dans la philosophie politique, Marie Gaille
    Usages de l’animalité et politique de la Fable : la démarche d’écrevisse de La Fontaine, Jean-Charles Darmon
    Variations politiques autour des chèvre-pieds de Diderot, Annie Ibrahim

    III – Perspectives d’anthropologie politique I : l’animalité politique de l’homme
    Figures politiques de l’animalité dans la Cité grecque antique, Françoise Armengaud
    L’animal politique des Lumières – Mandeville, Meslier, Buffon, Diderot, Jean-Luc Guichet
    Le devenir-animal et la question du politique chez Gilles Deleuze, Éliane Martin-Haag

    IV – Perspectives d’anthropologie politique II : animalité, « sous-humanité », « surhumanité »
    Favoriser l’envol de la « bête blonde » (Nietzsche, l’homme, l’animal et le surhumain), Blaise Benoit
    Le loup, le monstre, le bourgeois. Trois interprétations de l’animalité humaine selon Hobbes, Julie Saada
    L’animalité comme limite et comme horizon pour la condition humaine selon Hannah Arendt, Thierry Ménissier
    L’Homme est-il le seul animal politique ?, Pascal Picq

    • Dossier de presse

    > Belles plumes

    “Le séminaire de Jean-Luc Guichet (Collège International de Philosophie) continue de suivre au plus près le cours de la frontière tout à la fois mobile et incertaine qui démarque l’homme de l’animal en y nouant désormais également le fil de la question de l’éthique et du droit selon la logique de progression prévue.(…)
    Par ailleurs un livre est sorti aux Editions L’Harmattan, Usages politiques de l’animalité sous la direction de Jean-Luc Guichet qui a organisé les journées du Colloque de mars 2007 sur le sujet et dont les conférences retranscrites sont issues.”

    Pourquoi philosopher en cuisinant ?

    Méditations autour de dix recettes de Lionel Lévy

    par Marc Rosmini

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    Aléas - “Collection Pourquoi ?” - Février 2008
    • Présentation

    L’anthropophagie est-elle immorale ? Faut-il revendiquer le droit de jouer avec la nourriture ? Jusqu’où s’étend le concept de Bouillabaisse ? Le poivron est-il un fruit ? Peut-on s’engager politiquement sans quitter ses fourneaux ? Tous les plaisirs sont-ils bons à prendre ? La simple lecture d’une recette peut-elle être blasphématoire ? La cuisine est-elle un art ou un artisanat ? Peut-on manger “naturel” ? Le miel est-il magique ? Qu’est-ce qu’être épicurien ?

    Toutes ces questions, et bien d’autres, trouveront des débuts de réponses dans ce livre. La suite appartient au lecteur, et aux convives avec lesquels il philosophera en goûtant les recettes de Lionel Lévy.

    • Les auteurs

    Marc Rosmini : voir son myspace

    Lionel Lévy : interview sur Anous.fr

    • Extrait p. 178

    “Voici donc résumé ce qu’on peut attendre de cet essai philosophico-culinaire : dans la filiation des ouvrages de “proteptrique”, il aura atteint son but s’il éveille chez le lecteur un goût renouvelé pour le questionnement et le débat théorique. Et plus encore s’il conduit à une nouvelle façon de concevoir un repas. Car le choix de tel ou tel des plats proposés ici par Lionel Lévy ne produira pas seulement une jouissance gustative particulière, mais pourra aussi orienter la discussion de nos convives sur des problématiques spécifiques. À condition, bien sûr, d’attirer l’attention sur les questions soulevées par chaque plat, puisqu’une recette n’est pas, en soi, “philosophique” : seule peut l’être la réflexion que nous développerons à son égard.
    Comme on l’a vu, tout choix culinaire engage des valeurs esthétiques, éthiques, symboliques, politiques, voire religieuses. La prise de conscience de cette réalité est une étape nécessaire, mais insuffisante, si elle ne conduit pas à une réflexion critique sur la validité de nos propres valeurs et de nos propres choix.
    En cuisinant, en découpant notre palombe ou en épluchant nos châtaignes, en arrosant attentivement notre tajine de porc ou en préparant notre sabayon de pomelos, nous anticiperons donc sur les sujets qui seront abordés plus tard, lorsque les invités seront là. Lecture, introspection, dialogue: voici les trois étapes sans lesquelles une réflexion ne pourrait vraiment progresser. “

    • Table des matières

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    • Dossier de presse

    > le confit c’est pas gras…

    “Lisez Pourquoi philosopher en cuisinant. Méditations autour de dix* recettes de Lionel Lévy (Aléas, 2007). Marc Rosmini, jeune agrégé de philosophie, y décortique les implications philosophiques de la cuisine avec une gourmandise de saveurs et de savoirs communicative. Bien sûr, quand il m’a gentiment fait parvenir son livre, j’ai failli développer un ulcère du duodénum : depuis la lecture de Kant en classe de terminale, j’aime autant la philosophie que les asperges en conserve, c’est vous dire. Pourtant, non seulement je me suis plongée avec délices dans cet essai original et stimulant, mais j’ai appris qu’en dégustant du Noir de Bigorre, j’étais moi-même kantienne (ironie du sort). En quelques mots, c’est clair, accessible et tout à fait rafraîchissant.”

    > grenouille888

    “LES CHRONIQUES GASTROSOPHIQUES DU PROFESSEUR ROSMINI
    Poulet 728 120, de Philippe Katerine
    Plaisirs de la philosophie et de la cuisine mêlés, dans cette série de chroniques hebdomadaires, inspirée du livre ” Pourquoi philosopher en cuisinant ? ” écrit par Marc Rosmini, professeur de philosophie. en collaboration avec Lionel Levy, chef-cuisinier, publié aux éditions Aléas.”

    > Manger les mots, dire les mets, cuisine et philosophie.

    “Rencontre originale : Marc Rosmini, slowfoodien marseillais, philosophe et forte inclination pour la cuisine d’une part, et d’autre part Lionel Lévy, « La table au sud « et « La virgule», cuisinier et un goût pour la philosophie.
    Le résultat : un livre délicieux, « Pourquoi philosopher » signé Marc Rosmini aux éditions Aléas (commande bonne librairie ou Amazon). Soient 10 menus réalisés par Lionel Lévy qui donnent lieu à des réflexions philosophiques qui montrent que manger est certes un acte très banal mais pas si anodin qu’on croit ! Par exemple, par provocation, Lionel Lévy propose un menu avec une recette de pattes de chien, seul menu qui n’a pas été réalisé ( et la SPA!) et qui devient prétexte à s’interroger sur nos refus et nos interdictions alimentaires.
    Ici, il n’y a pas de spéculation métaphysique mais une philosophie du quotidien, de la cuisine et de son environnement, ouverte à tous les gourmands-gourmets-curieux plus intéressés par les questions et l’échange que par les réponses toutes faites à partir de plats surprenants.”