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- 26.8.2008: Descartes entre Foucault et Derrida
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Archive pour août
Réflexions sur la question négationniste
26.8.2008 par admin.
Nicole-Nikol Abécassis

L’Harmattan - Juillet 2008
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Présentation
La Shoah est la tentative la plus radicale, dans l’Histoire, d’anéantissement de l’homme par l’homme, et plus précisément, de ce qu’il y a de plus humain en l’homme : sa pensée. Ce point est en voie de devenir de plus en plus clair aux consciences contemporaines. Mais celles-ci distinguent-elles également que la Shoah n’est pas terminée ? Les principes en jeu dans cet événement historique inouï continuent en effet à produire des catastrophes ; l’une d’entre elles, encore trop rarement identifiée, est l’entreprise vissant à nier l’existence même de la Shoah : le négationnisme. Interroger le négationnisme, c’est interroger encore la Shoah, mais sous une autre forme. C’est apporter du coup un éclairage supplémentaire sur cette tentation suicidaire dont l’homme sait faire particulièrement preuve depuis le XXe siècle.
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L’auteure
Nicole-Nikol Abécassis est agrégée et docteure en philosophie. Depuis des années elle centre ses recherches sur les aspects les plus déroutants de l’histoire contemporaine.
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Table des matières
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Dossier de presse (à venir)
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Catholica n°100
26.8.2008 par admin.
Changer d’époque

n°100 - Eté 2008
Sommaire
Editorial : Savoir changer d’époque Bernard Dumont
Cesser de ne penser qu’à l’intérieur d’un système finissant, sauf pour tenir compte de la situation qu’il laisse après lui : cette règle gagnerait à s’appliquer à l’ensemble de la modernité tardive, mais aussi à l’Eglise contemporaine. Dans la recherche, prioritaire, des moyens de la reconstruction, ce qui se passe à l’intérieur de celle-ci peut fournir d’utiles indications.
Dossier : De la nation historique à la nation civique Javier Barraycoa
L’invention de la ” Nation ” par Sieyès est le type même de la construction artificielle, aujourd’hui vouée à la dissolution postmoderne.
Crépuscule démocratique Guy Hermet
Entretien. L’abolition du politique au profit d’une privatisation de la gestion implique nécessairement l’épuisement de la démocratie.
Les deux fraternités Claude Polin
La ” fraternité “, tard venue dans la trilogie républicaine, est un artifice destiné à maintenir l’unité d’un corps social que la ” liberté ” et l’égalité tendent à faire éclater. La postmodernité exacerbe l’individualisme, dès lors, ” la fraternité n’est plus que le droit à n’être pas des frères “.
L’artificialisme entre modernité et postmodernité Jure Vujic
La modernité s’est fondée sur la prétention de reconstruire le monde comme une machine : mais cet artificialisme réduit la réalité humaine à la seule physique. Arrogant et triomphant au moment de son apparition, ce système s’est transformé en pensée faible, désabusée et relativiste dans le contexte de la postmodernité.
Image et Vérité Boris Lejeune
Analyse critique de la conférence de Carême donnée le 17 février dernier à Notre-Dame de Paris sur l’art contemporain, suivant laquelle cette entreprise nihiliste pourrait être une voie d’accès au sacré.
L’universalisme extrême d’Alain Badiou Kostas Mavrakis
” Badiou ne se contente pas de dire que les ouvriers n’ont pas de patrie, ce qui déjà était une erreur comme l’ont appris les socialistes dans la première moitié du vingtième siècle. Pour lui, personne ne doit avoir de patrie ni ne doit s’en soucier. ”
Le jeu croisé des identités politique et religieuse Christophe Réveillard
Le catholicisme du Pays basque, tant espagnol que français, est tombé en décadence à cause de l’engagement du clergé dans le nationalisme révolutionnaire, avant de basculer dans une fonction culturelle de gardien du folklore.
Itinéraire d’un ” ex ” Laurent Jestin
Autour de l’autobiographie de Paul Valet, membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne, prêtre de la Mission de France, délégué syndical CGT en 1968, avant de quitter le sacerdoce.
Voyage au bout de l’Occident Bernard Dumont
Commentaire du dernier ouvrage de Carlo Gambescia, qui propose une nouvelle lecture du philosophe Augusto Del Noce autour des trois axes suivants : nihilisme, sociologisme et américanisme.
La Curie romaine en politique, de Pie XII à Paul VI Augustin Pic
Commentaire d’un ouvrage consacré au parti romain et retour sur les choix déterminants opérés par l’Eglise italienne dans l’après-Seconde Guerre mondiale.
Où en est le conservatisme allemand ? Pierre-Marie Sigaud
” Il est difficile de ne pas relever à quel point les situations de l’Allemagne et de la France sont proches en ce qui regarde les possibilités de formulation et surtout de diffusion d’une authentique pensée non homologuée. ”
La querelle des interprétations Mgr Basil Meeking Paolo Pasqualucci, Ansgar Santogrossi
Un entretien et deux articles sur l’interprétation de la lettre et de l’esprit de Vatican II, ici principalement à propos de l’œcuménisme.
Lectures : Les cabotins et les combattants Philippe Baillet
Pensée scientifique et sens commun Dominique Tassot
Ésotérisme chrétien Jean-Paul Maisonneuve
Vatican II, un problème sociologique Laurent Jestin
Lectures (voir plus)…
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Descartes entre Foucault et Derrida
26.8.2008 par admin.
La folie dans la Première Méditation
Sébastien Buckinx

L’Harmattan - Ouverture philosophique - Juin 2008
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Présentation
Lorsque Descartes rencontre la folie au cours de la première de ses Méditations, il ne semble pas faire grand cas des raisons de douter qu’elle suggère et la rejette aussitôt avec emphase - ” Mais quoi ? ce sont des fous ; et je ne serais pas moins extravagant, si je me réglais sur leurs exemples ” pour se tourner vers la voie, plus commune, du rêve.
Dans sa thèse Histoire de la folie à l ‘âge classique (1961), Michel Foucault interprète succinctement ce passage de Descartes comme l’un des signes de l’avènement d’une ratio classique, déterminée par l’exclusion de la folie et du fou. Ce commentaire donne à Jacques Derrida la matière de sa conférence Cogito et histoire de la folie (1963) dans laquelle il entend montrer que, loin d’être préalablement rejetée, la folie traverse la première méditation jusqu’à l’évidence du Cogito, qui s’y affronte et trouve en elle la condition de sa possibilité.
Cet ouvrage se propose d’une part d’examiner les mécanismes de ces lectures afin d’éclaircir le concept de folie au fondement du débat et, d’autre part, de le confronter au corpus cartésien. Du premier mouvement émergeront deux folies opposées mais non cartésiennes et, du second, les présupposés communs aux commentaires foucaldien et derridien qu’une relecture des Méditations se doit de réinterroger.
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L’auteur
Sébastien Buckinx est licencié en philosophie de L’Université de Liège.
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Table des matières
PRELIMINAIRES
Petite histoire du ” Débat sur la folie ”
La condition de toute herméneutique
ETRE JUSTE AVEC FOUCAULT
” Moi qui pense, je ne peux pas être fou ”
Quelle folie chez Foucault ?
La ligne de partage entre raison et folie
Une allusion énigmatique au logos grec
” Folie et autre tour de folie ”
Un étrange coup de force
Une perception immédiate
L’affirmation du faux
PAR-DESSUS L’EPAULE DE DERRIDA
Derrida lecteur de Foucault
Relire naïvement Descartes
Les raisons naturelles de douter
Les raisons métaphysiques de douter
Le cogito : excès et rassérénement
Folie et extravagance
La voix du maître
REPONSE A DERRIDA
Mon corps, ce papier, ce feu
Le songe et la folie
Comparaison et souvenir
La disqualification du sujet
Les évènements discursifs
Le doute naturel
Le doute métaphysique
S’APPROCHER DE DESCARTES
La folie, thème ou index
Le point sur deux lectures possibles
Distance et proximité
LA comparaison comme procédé épistémologique
Hallucination et délire
Le problème de l’union
La recherche de la vérité
Le discours de la méthode
La folie cartésienne
Extravagance et mélancolie
POUR UNE RELECTURE DE LA PREMIERE DES MEDITATIONS
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Dossier de presse & documents
* Sur le même sujet :
> Querelles cartésiennes (2). Le débat Foucault-Derrida autour de l’argument de la folie et du rêve. Par Pierre Macherey
> Derrida contre Foucault? Analyse de leur querelle autour du ‘cogito’ de Descartes. (Groupe du mercredi)
> Foucault / Descartes : la question de la subjectivité. Par Pierre Guenancia
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Le Travail de la liberté
20.8.2008 par admin.
Robert Misrahi
Le Bord de l’Eau Editions - Août 2008
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Présentation
Un ouvrage qui se veut le premier testament philosophie du « philosophe de la joie », grand spécialiste de l’œuvre de Spinoza.
Écrit sous forme de récit, sans jargon, Robert Misrahi nous invite à suivre ses pas dans sa vie de philosophe, vécue comme une vie « d’engagement en philosophie »…
Ce qu’en dit l’auteur : En rassemblant les principaux résultats de mes écrits, j’accomplis une tâche supplémentaire : je dresse comme un bilan. Le temps vient toujours de faire un bilan de sa vie. Pour moi, ce sera le bilan d’une œuvre. Que ce bilan ne soit en fait jamais réellement “bouclé”, puisque j’ai bien l’intention d’écrire durant tout le temps qu’il me sera possible de le faire, ne signifie pas qu’un regard sur un demi-siècle de production ne puisse dégager des lignes de pensée dominantes et des propositions fermes et constantes.
Plus précisément encore, ce regard synthétique et rétroactif, ce redéploiement ramassé de ma pensée pourrait valoir comme la validation ultime d’un itinéraire existentiel et d’une œuvre. Celle-ci révélerait alors dans son unité comme une philosophie pour vivre, c’est-à-dire comme une éthique.
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L’auteur
Robert Misrahi, professeur émérite de philosophie éthique à l’Université de Paris I (Sorbonne), il a publié de nombreux ouvrages sur Spinoza et consacré l’essentiel de son travail à la question du bonheur. Il est considéré aujourd’hui comme « un auteur classique ».
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Dossier de presse, Documents
> Robert Misrahi par Victor Malka
Emission “A voix nue” sur France Culture
Réalisation Bruno Sourcis
Robert Misrahi a longtemps été le titulaire de la chaire de philosophie à la Sorbonne. Ce spécialiste de Spinoza –aujourd’hui à la retraite – auteur de très nombreux livres, se revendique comme un « fils de Descartes ». Il a développé dans ses derniers ouvrages une théorie du bonheur. Dans cette série d’A Voix Nue, il revient sur son parcours philosophique, sur les différentes étapes de sa pensée philosophique et sur ses aspects sociaux. Il parle de Spinoza, et de ses « prolongements », de l’Etat et de la démocratie, de l’effondrement des espoirs marxistes en même temps que des idéologies dominantes, de la psychanalyse en ruine. Il décrit ce qu’est, selon lui, l’état des lieux de la liberté dans le monde et, en conclusion, définit ce qu’il appelle « les actes de la joie » et les contenus pratiques de la « vraie vie ».
> Video
Extrait de l’émission d’Antoine Spire “GRANDS ENTRETIENS” avec Robert Misrahi. Enregistrée le 26 juin 2008 à Paris. Avec la participation de Nicolas Martin.
Réalisation : Dominique-Emmanuel Blanchard
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Bouddhisme et philosophie
7.8.2008 par admin.
En quête d’une sagesse commune
Françoise Bonardel

L’Harmattan - Collection Théôria - Juin 2008
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Présentation
Est-ce au prix d’un malentendu que le bouddhisme est supposé avoir « rencontré » l’Occident ? A l’incompréhension qui fut d’abord celle des philosophes occidentaux a succédé un enthousiasme contagieux pour cette « philosophie », pour cet art de vivre fondé sur des valeurs pacifistes et humanistes. Faisant fond sur la déchristianisation de l’Europe et sur le scepticisme religieux ambiant, ce néo-bouddhisme conciliant a-t-il encore quelque chose à voir avec la rigueur du renoncement prêché par le Bouddha Sâkyamuni au VIeme siècle avant Jésus-Christ ?
Nombre d’Occidentaux prêtent en effet aujourd’hui à cette « philosophie » toutes les vertus dont auraient démérité les grandes religions, et pensent même trouver dans l’enseignement du Bouddha une rationalité quasi scientifique et un athéisme purificateur capables de réconcilier les plus critiques d’entre eux envers le religieux avec une spiritualité sans Dieu. Or une confrontation plus serrée entre les enseignements bouddhiques et la tradition philosophique occidentale fait apparaître un paysage plus nuancé et des clivages plus accentués qu’il n’y paraît au premier abord. C’est à clarifier certains de ces malentendus que sont consacrés ces essais portant sur quelques questions à cet égard significatives : identité, karma, thérapeutique spirituelle, non-dualité, vacuité…
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L’auteur
Professeur de Philosophie des religions à l’Université de Paris 1-Sorbonne depuis 1990, agrégée de philosophie et Docteur d’État, Françoise Bonardel est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages (Philosophie de l’alchimie, L’Irrationnel, La Voie hermetique) et de nombreux articles pour des revues et ouvrages collectifs français et étrangers. Elle dispense également a l’Université Bouddhique Européenne (UBE) un enseignement portant sur l’acculturation du bouddhisme en Occident et ses possibles relations avec la philosophie.
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