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Le bonheur philosophe
De Pythagore à Al Gore
Jacques Senécal
Liber - Mars 2008
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Présentation
«Ce livre est une introduction à la philosophie abordée sous l’angle du bonheur devenu, aujourd’hui, un véritable devoir social. Je propose une analyse d’une trentaine de philosophes ou d’écoles qui ont marqué notre civilisation, les grands mouvements des trois derniers siècles, les bonheurs multiples de l’individu et de la collectivité, celui de la raison comme de la foi, celui des droits et des devoirs. Les philosophies du bonheur, comme, d’ailleurs, ses significations, sont très variées. Cette richesse de sens justifie cet essai qui n’est pas une œuvre d’historien, mais celle d’un ami de la philosophie, d’un homme qui a compris qu’au cours de sa vie son bonheur était presque constamment soutenu par la réflexion des grands philosophes. Bien sûr que, seul, inquiet, mais lucide, on arrive toujours à philosopher et à donner sens à sa vie, sauf qu’il est avantageux et stimulant de savoir que ses propres réflexions, les plus intimes comme les plus étranges, ont aussi une portée universelle et qu’elles ont été celles des grands penseurs de notre civilisation. Se sentir près d’eux réconforte, rassure et nous garde dans un état de quiète inquiétude.» J. S.
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L’auteur
Jacques Senécal a enseigné la philosophie au collège, à Rimouski et à Montréal. Il est également animateur d’ateliers de philosophie. Il a publié Le bonheur philosophe. De Pythagore à Al Gore (Liber, 2008), Manières de dire, manières de penser - Initiation à la réflexion critique sur les lieux communs (Liber, 2004) et Jouir, faire jouir et s’en réjouir (Méridien, 2005).
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Extrait : début de l’Introduction
“Le bonheur est un objet de réflexion qui traverse toute l’histoire de la philosophie. D’ailleurs, non seulement a-t-il été perçu et expliqué de diverses manières, ce qu’on verra en détail, mais le mot même a pris plusieurs sens et formes. Bon heur veut dire, en français, bon augure ou bonne chance: avoir l’ heur de plaire à quelqu’un, c’est avoir la chance ou le bonheur de lui être agréable. Ce bonheur peut renvoyer au plaisir et celui-ci à joie quand la satisfaction est complète et profonde, laquelle est, comme le ravissement, l’enchantement ou l’euphorie, plus que le simple bien-être, une sorte de béatitude ou d’extase ou même de félicité. Chez les Grecs de l’Antiquité, des concepts précis définissent la nature du bonheur: ataraxie, utilisée par les stoïciens et les épicuriens, fait comprendre que le bonheur est d’abord une absence de douleur ou encore une disparition plus ou moins permanente des troubles du corps ou de l’âme; cette sérénité corporelle ou spirituelle serait le souverain bien ou le but de la vie humaine. Chez d’autres penseurs, c’est la contemplation intellectuelle qui procure le vrai bonheur, lequel est inaccessible sans la pratique de la vertu dont le sens varie de la force à la quiétude.”
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Dossier de presse
> Ecoutez Jacques Senécal sur Radio Canada
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