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- 24.6.2008: Le bonheur philosophe
- 17.6.2008: Affect et affectivité dans la philosophie moderne et la phénoménologie
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Affect et affectivité dans la philosophie moderne et la phénoménologie
Affekt und Affektivität in der neuzeitlichen Philosophie und der Phänomenologie
(Dir.) Eliane Escoubas et Laszlo Tengelyi
L’Harmattan - “Ouverture philosophique” - Mai 2008
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Présentation
Les travaux ici rassemblés résultent d’une collaboration franco-allemande, sous l’égide d’un Programme PROCOPE qui, pendant deux années (2005 et 2006), réunit chercheurs français et chercheurs allemands, sous la double direction d’Eliane Escoubas (Université de Paris XII) et de Laszlo Tengelyi (Université de Wuppertal). Le projet de ce travail commun est issu du constat que la nouvelle phénoménologie, en France comme en Allemagne, manifeste un intérêt croissant pour le phénomène de l’affect et de l’affectivité. La collaboration entre des phénoménologues et des historiens de la philosophie moderne des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que de la philosophie grecque, est apparue en outre particulièrement nécessaire.
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Les auteurs
Eliane Escoubas est professeur de philosophie émérite à l’Université de Paris XII-Val de Marne. Elle est traductrice de Husserl et d’Adorno et auteur de plusieurs ouvrages sur la phénoménologie : Imago Mundi (Paris, Galilée, 1986), L’espace pictural (La Versanne, Encre Marine, 1995), L’esthétique (Éditions Ellipses, Paris, 2004).
Làszlô Tengelyi, d’origine hongroise, est professeur de philosophie à l’Université de Wuppertal en Allemagne. Ses derniers livres sont : L’histoire d’une vie et sa région sauvage (Grenoble, J. Millon, 2005), L’expérience retrouvée. Essais philosophiques l (Paris, L’Harmattan, 2006) et Erfahrung und Ausdruck [Phoenontenologica, vol. 180], (Dordrecht, Springer ; 2007).
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Table des matières
L’Antiquité en rétrospection
Die ursprünglich geteilte Wachheit bei Heraklit phänomenologischen Rückblick
Pathos und Philosophie bei Platon
L’affectivité à l’époque moderne
L’évidence de l’affection chez Descartes et Husserl
Spinoza et l’éthique du désir
” Effet-affect “, Des tableaux de Poussin, d’après les travaux de Louis Martin
Ambivalences et limites du concept de pitié chez Jean-Jacques Rousseau
Begehren und Fühlen in Kants praktischer Philosophie
Sur le sentiment du sublime
Le problème de l’être-affecte chez Kant et Fichte
Schiller : le partage des affects
De la pitié en tant que sentiment démocratique : de Tocqueville à la phénoménologie
Perspectives phénoménologiques
L’assise corporelle des sentiments
Rire, sentir, penser
Le rôle de la notion de Stimmung dans la compréhension de l’être de l’homme comme Dasein de Marin Heidegger à Werner Marx
Heidegger : topologies de la Stimmung
Die Grundstimmungslage des anderen Anfangs bei Heidegger
Gelassenheit als Tugend des technischen Zeitalters
Der Affekt der Angst bei Lacan
Die Vorgängigkeit des anderen nach Lévinas
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Extrait de “L’Evidence de l’affection chez Descartes et Husserl”, par Yves Mayzaud
“Il y a quelque chose de provoquant à parler d’évidence de l’affection chez deux auteurs rationalistes. Le fait est que la passion ou l’affection pose un problème à la raison. Elle l’« attire », l’« excite» ou la « sollicite » ; elle a de plus le défaut de faire sentir la présence du corps au cœur même de la place forte de la raison, risquant à tout instant d’obliger l’âme à se penser matérielle. Pourtant, on ne peut pas contester qu’elle n’a rien de commun avec l’intuition mathématique ou la saisie des idéalités logiques, lesquelles appartiennent en propre à l’esprit. Pour ainsi dire, si l’on peut affirrmer du théorème de Pythagore qu’il est évident, ce ne peut pas être dans le même sens que la joie ou la tristesse. Il y a évidence et évidence, celle de la raison et celle de l’incarnation ou de la nature.
Le représentant d’une telle distinction est bien entendu Descartes et elle ne cessera de lui poser problème. Il se rend vite compte qu’on ne peut pas penser la réalité naturelle humaine en condamnant unilatéralement l’expérience sensible comme il le fait dans les Règles pour la direction de l’esprit. Le sentir est après tout une forme particulière du cogito, dont il faut dégager les spécificités pour ne pas dissoudre l’homme en substances distinctes. Quel est alors le rôle des passions dans cette caractérisation de l’être de l’homme, distinct de la substance pensante et de l’étendue?
La comparaison avec Husserl pourra sembler dès lors hasardeuse, lui qui développe une philosophie libérée de ce substantialisme. Cependant l’affection défie elle-aussi sa conception de l’évidence. Plus encore, il y a une filiation entre ces deux philosophes: le problème dans ces deux doctrines est celui d’une passion qui serait une action sur le Je, mais qui ne viendrait pas du Je et qu’il ne pourrait pas faire autrement que de reconnaître. Comment comprendre cet événement de la conscience? Est-il un événement au même titre que n’importe quel autre? La voie cartésienne, telle que Husserl la renouvelle, ne permet-elle pas une compréhension renouvelée de la passion ? “
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Dossier de presse (à venir)
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