Vous parcourez actuellement les archives du blog les-livres-de-philosophie-en-france de juin .
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « mai | juil » | |||||
| 1 | ||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 |
| 30 | ||||||
- Anthropologie (1)
- Droit (1)
- Ecologie (1)
- Economie (1)
- Epistémologie (4)
- Essais contemporains (15)
- Esthétique (9)
- Ethique (8)
- Généralités (1)
- Histoire (1)
- Histoire de la philosophie (4)
- Logique (1)
- Philosophes 17è (2)
- Philosophes 18è (2)
- Philosophes 19è (4)
- Philosophes 20è (7)
- Philosophes Moyen-Age (1)
- Philosophes Renaissance (2)
- Philosophie Générale (11)
- Politique (9)
- Psychanalyse (2)
- Psychologie (2)
- Religion (1)
- Revues (7)
- Scolaire (1)
- Sociologie (4)
- Uncategorized (1)
- 20.8.2008: Le Travail de la liberté
- 7.8.2008: Bouddhisme et philosophie
- 11.7.2008: DUCHAMP ou le destin des choses
- 8.7.2008: Spinoza
- 8.7.2008: Qu'est-ce qu'un con ?
- 1.7.2008: Mortibus n° 6/7
- 1.7.2008: La pensée antique
- 24.6.2008: Détruire : la logique de l'existence
- 24.6.2008: Le bonheur philosophe
- 17.6.2008: Affect et affectivité dans la philosophie moderne et la phénoménologie
Editeurs partenaires
- Agone
- Aléas
- Champ social
- Editions de l'éclat
- Editions du Retour
- Editions QUE
- Ellipses
- Erès
- Flammarion
- Klincksieck
- L'Harmattan
- La Découverte
- Le Bord de l'eau
- Le Grand Souffle
- Le Manuscrit
- Le Pommier
- Les Belles Lettres
- Les Clés de la philo
- Liber
- Michalon
- Mortibus
- Nous
- Panama
- Peter Lang
- Pleins Feux
- Presses de l'Université du Québec
- Presses polytechniques et universitaires romandes
- Sulliver
- Syllepse
Sites
Archive pour juin
Détruire : la logique de l’existence
24.6.2008 par admin.
Lawrence Olivier
Liber - Mars 2008
-
Présentation
«“Détruire”, le mot fait peur. Il est synonyme de ruiner, annihiler, anéantir, dévaster. Il évoque pour notre imaginaire politicolinguistique une histoire bien singulière, renvoie l’homme à des comportements dont il est en général assez peu fier. Et notre indignation morale est sans fin. Le champ sémantique du mot recouvre une réalité qu’on cherche en général à fuir: guerre, conflits, souffrance, violence. La compréhension du terme et de la réalité qu’il recouvre est socialement fixée.» Au-delà de ces significations spontanées, la notion a pourtant une portée philosophique plus profonde et plus générale, qui se révèle à travers une réflexion radicale sur les deux manières que nous avons de définir l’homme: par sa nature intime (son intériorité) et par le rapport à l’autre. Or, dira l’auteur, ces deux inventions modernes sont à la fois des tentatives de négation de la destruction inhérente à l’existence et son exacerbation. C’est cette logique de l’existence qu’il s’agit de faire apparaître ici dans son implacable fatalité, sans le cataplasme d’une pensée de l’espoir et sans promesses de bonheur.
-
L’auteur
Lawrence Olivier est professeur de science politique à l’université du Québec à Montréal. Aux éditions Liber, il a publié Michel Foucault. Penser au temps du nihilisme (1995), Le savoir vain. Relativisme et désespérance politique (1998), Contre l’espoir comme tâche politique, suivi de Critique radicale. Essai d’impolitique (2004).
-
Extrait : début de l’Introduction
“De toute mon existence, je ne me rappelle pas que mes rapports avec les autres aient donné un résultat autre que destructeur. J’entends par là que mon existence a non seulement affecté mes relations avec les autres, mais aussi que j’ai été anéanti par eux ou que j’ai contribué à les anéantir. J’ai été affecté de diverses façons jusqu’à ne plus croire en rien et surtout pas dans l’être humain. J’ai affecté leur existence – en supprimant leur espoir, leur vision du monde, leur sentiment, tout ce en quoi (monde des croyances et des valeurs) ils croyaient – au point qu’il n’est rien resté de ces relations. Pour dire le moins, j’ai été pour eux décevant. Mon existence n’a rien laissé – attendu qu’elle devait ou qu’elle aurait dû à tout le moins avoir quelques résultats, fussent-ils négatifs. Je ne crois pas l’avoir fait volontairement, avoir eu l’intention de détruire, mais le résultat a toujours été celui-là. Je ne crois pas non plus que les autres aient eu cette intention de me détruire. Il n’est pourtant rien resté. Ce rien, dont il est question ici, ne renvoie ni à la souffrance ni à l’absence ou à la fin de la relation. Ce rien, est-ce le résultat de relations entre personnes incompatibles, de malentendus entre elles? Est-ce le constat d’une existence particulièrement troublée? Je ne le crois pas. C’est une explication facile et habile que de renvoyer à une détresse, à une angoisse ou même à une névrose la difficulté, l’impossibilité de vivre avec les autres. Mais ce rapport à soi troublé, à quoi tient-il ?”
-
Dossier de presse (à venir)
Posté dans Philosophie Générale | Aucun commentaire »
Le bonheur philosophe
24.6.2008 par admin.
De Pythagore à Al Gore
Jacques Senécal
Liber - Mars 2008
-
Présentation
«Ce livre est une introduction à la philosophie abordée sous l’angle du bonheur devenu, aujourd’hui, un véritable devoir social. Je propose une analyse d’une trentaine de philosophes ou d’écoles qui ont marqué notre civilisation, les grands mouvements des trois derniers siècles, les bonheurs multiples de l’individu et de la collectivité, celui de la raison comme de la foi, celui des droits et des devoirs. Les philosophies du bonheur, comme, d’ailleurs, ses significations, sont très variées. Cette richesse de sens justifie cet essai qui n’est pas une œuvre d’historien, mais celle d’un ami de la philosophie, d’un homme qui a compris qu’au cours de sa vie son bonheur était presque constamment soutenu par la réflexion des grands philosophes. Bien sûr que, seul, inquiet, mais lucide, on arrive toujours à philosopher et à donner sens à sa vie, sauf qu’il est avantageux et stimulant de savoir que ses propres réflexions, les plus intimes comme les plus étranges, ont aussi une portée universelle et qu’elles ont été celles des grands penseurs de notre civilisation. Se sentir près d’eux réconforte, rassure et nous garde dans un état de quiète inquiétude.» J. S.
-
L’auteur
Jacques Senécal a enseigné la philosophie au collège, à Rimouski et à Montréal. Il est également animateur d’ateliers de philosophie. Il a publié Le bonheur philosophe. De Pythagore à Al Gore (Liber, 2008), Manières de dire, manières de penser - Initiation à la réflexion critique sur les lieux communs (Liber, 2004) et Jouir, faire jouir et s’en réjouir (Méridien, 2005).
-
Extrait : début de l’Introduction
“Le bonheur est un objet de réflexion qui traverse toute l’histoire de la philosophie. D’ailleurs, non seulement a-t-il été perçu et expliqué de diverses manières, ce qu’on verra en détail, mais le mot même a pris plusieurs sens et formes. Bon heur veut dire, en français, bon augure ou bonne chance: avoir l’ heur de plaire à quelqu’un, c’est avoir la chance ou le bonheur de lui être agréable. Ce bonheur peut renvoyer au plaisir et celui-ci à joie quand la satisfaction est complète et profonde, laquelle est, comme le ravissement, l’enchantement ou l’euphorie, plus que le simple bien-être, une sorte de béatitude ou d’extase ou même de félicité. Chez les Grecs de l’Antiquité, des concepts précis définissent la nature du bonheur: ataraxie, utilisée par les stoïciens et les épicuriens, fait comprendre que le bonheur est d’abord une absence de douleur ou encore une disparition plus ou moins permanente des troubles du corps ou de l’âme; cette sérénité corporelle ou spirituelle serait le souverain bien ou le but de la vie humaine. Chez d’autres penseurs, c’est la contemplation intellectuelle qui procure le vrai bonheur, lequel est inaccessible sans la pratique de la vertu dont le sens varie de la force à la quiétude.”
-
Dossier de presse
> Ecoutez Jacques Senécal sur Radio Canada
Posté dans Ethique | Aucun commentaire »
Affect et affectivité dans la philosophie moderne et la phénoménologie
17.6.2008 par admin.
Affekt und Affektivität in der neuzeitlichen Philosophie und der Phänomenologie
(Dir.) Eliane Escoubas et Laszlo Tengelyi
L’Harmattan - “Ouverture philosophique” - Mai 2008
-
Présentation
Les travaux ici rassemblés résultent d’une collaboration franco-allemande, sous l’égide d’un Programme PROCOPE qui, pendant deux années (2005 et 2006), réunit chercheurs français et chercheurs allemands, sous la double direction d’Eliane Escoubas (Université de Paris XII) et de Laszlo Tengelyi (Université de Wuppertal). Le projet de ce travail commun est issu du constat que la nouvelle phénoménologie, en France comme en Allemagne, manifeste un intérêt croissant pour le phénomène de l’affect et de l’affectivité. La collaboration entre des phénoménologues et des historiens de la philosophie moderne des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que de la philosophie grecque, est apparue en outre particulièrement nécessaire.
-
Les auteurs
Eliane Escoubas est professeur de philosophie émérite à l’Université de Paris XII-Val de Marne. Elle est traductrice de Husserl et d’Adorno et auteur de plusieurs ouvrages sur la phénoménologie : Imago Mundi (Paris, Galilée, 1986), L’espace pictural (La Versanne, Encre Marine, 1995), L’esthétique (Éditions Ellipses, Paris, 2004).
Làszlô Tengelyi, d’origine hongroise, est professeur de philosophie à l’Université de Wuppertal en Allemagne. Ses derniers livres sont : L’histoire d’une vie et sa région sauvage (Grenoble, J. Millon, 2005), L’expérience retrouvée. Essais philosophiques l (Paris, L’Harmattan, 2006) et Erfahrung und Ausdruck [Phoenontenologica, vol. 180], (Dordrecht, Springer ; 2007).
-
Table des matières
L’Antiquité en rétrospection
Die ursprünglich geteilte Wachheit bei Heraklit phänomenologischen Rückblick
Pathos und Philosophie bei Platon
L’affectivité à l’époque moderne
L’évidence de l’affection chez Descartes et Husserl
Spinoza et l’éthique du désir
” Effet-affect “, Des tableaux de Poussin, d’après les travaux de Louis Martin
Ambivalences et limites du concept de pitié chez Jean-Jacques Rousseau
Begehren und Fühlen in Kants praktischer Philosophie
Sur le sentiment du sublime
Le problème de l’être-affecte chez Kant et Fichte
Schiller : le partage des affects
De la pitié en tant que sentiment démocratique : de Tocqueville à la phénoménologie
Perspectives phénoménologiques
L’assise corporelle des sentiments
Rire, sentir, penser
Le rôle de la notion de Stimmung dans la compréhension de l’être de l’homme comme Dasein de Marin Heidegger à Werner Marx
Heidegger : topologies de la Stimmung
Die Grundstimmungslage des anderen Anfangs bei Heidegger
Gelassenheit als Tugend des technischen Zeitalters
Der Affekt der Angst bei Lacan
Die Vorgängigkeit des anderen nach Lévinas
-
Extrait de “L’Evidence de l’affection chez Descartes et Husserl”, par Yves Mayzaud
“Il y a quelque chose de provoquant à parler d’évidence de l’affection chez deux auteurs rationalistes. Le fait est que la passion ou l’affection pose un problème à la raison. Elle l’« attire », l’« excite» ou la « sollicite » ; elle a de plus le défaut de faire sentir la présence du corps au cœur même de la place forte de la raison, risquant à tout instant d’obliger l’âme à se penser matérielle. Pourtant, on ne peut pas contester qu’elle n’a rien de commun avec l’intuition mathématique ou la saisie des idéalités logiques, lesquelles appartiennent en propre à l’esprit. Pour ainsi dire, si l’on peut affirrmer du théorème de Pythagore qu’il est évident, ce ne peut pas être dans le même sens que la joie ou la tristesse. Il y a évidence et évidence, celle de la raison et celle de l’incarnation ou de la nature.
Le représentant d’une telle distinction est bien entendu Descartes et elle ne cessera de lui poser problème. Il se rend vite compte qu’on ne peut pas penser la réalité naturelle humaine en condamnant unilatéralement l’expérience sensible comme il le fait dans les Règles pour la direction de l’esprit. Le sentir est après tout une forme particulière du cogito, dont il faut dégager les spécificités pour ne pas dissoudre l’homme en substances distinctes. Quel est alors le rôle des passions dans cette caractérisation de l’être de l’homme, distinct de la substance pensante et de l’étendue?
La comparaison avec Husserl pourra sembler dès lors hasardeuse, lui qui développe une philosophie libérée de ce substantialisme. Cependant l’affection défie elle-aussi sa conception de l’évidence. Plus encore, il y a une filiation entre ces deux philosophes: le problème dans ces deux doctrines est celui d’une passion qui serait une action sur le Je, mais qui ne viendrait pas du Je et qu’il ne pourrait pas faire autrement que de reconnaître. Comment comprendre cet événement de la conscience? Est-il un événement au même titre que n’importe quel autre? La voie cartésienne, telle que Husserl la renouvelle, ne permet-elle pas une compréhension renouvelée de la passion ? “
-
Dossier de presse (à venir)
Posté dans Philosophie Générale | Aucun commentaire »
Escales #1 | Affaires Humaines
12.6.2008 par admin.
C’est entre hommes seulement
La Mort de l’athée
Violence & Liberté
Francis Jeanson
Le Bord de l’eau - Juin 2008
-
Présentation de l’éditeur
Sartre, Algérie(s), Action culturelle, Porteurs de valises, Curiel, Psychiatrie, Godard, Camus, Sarajevo, BHL, Camus, De Gaulle, Procès, Philosophie, Les Temps Modernes, Engagements, Politique, Mauriac, Citoyenneté, Beauvoir, Résistance, clandestinité, Malraux, etc.
Je pourrais ajouter : Littérature(s), Femmes, Psychanalyse, Formation, Inde, Esprit (la revue), Montaigne, Christiane…
Et d’autres encore : Cohérence, Exigence de sens, Relatif, Condition humaine…
Et ceux-là qu’il faut bien mentionner quand même : Existentialisme, Phénoménologie, Polémique, Contingence…
Je vous assure : on n’en sortirait pas. J’ai essayé. J’ai essayé de le classer en cinq thèmes :
1) La philosophie
2) L’Algérie
3) L’action culturelle
4) La psychiatrie
5) La formation.
Aussi ai-je choisi de proposer à Francis Jeanson cette sorte de Situations ou de Questions de principe. A savoir, rassembler ces fragments: textes parus en revues, entretiens, conférences et inédits (surtout des inédits) en petits livres, limite format de poche.
Mais l’un des mots clé chez Francis Jeanson est la cohérence. Où je voyais moi des mosaïques composées à ma fantaisie il n’a pas tardé à opposer une suite d’opus au sens architectural du terme.
-
L’auteur
Après des études de philosophie, Francis Jeanson obtient un doctorat d’État en science politique.
La vie de Francis Jeanson a été marquée par plusieurs engagements : dans les conflits de la planète, dans l’action culturelle, enfin en psychiatrie.
En 1943, il s’engage dans la Deuxième Guerre mondiale en rejoignant les forces françaises libres en Afrique du Nord. Il participe à la campagne Alsace-Allemagne en 1944-1945. Pendant la guerre d’Algérie, il cré et dirige entre 1956 et 1961 un réseau de soutien à la lutte du peuple algérien pour son indépendance. Son implication dans le conflit des Balkans l’amènera à la présidence de l’Association Sarajevo en 1992.
De 1950 à 1955, il fonde et dirige la collection «Écrivains de toujours» aux éditions du Seuil et gère la revue Les Temps modernes dont il deviendra dans les années soixante membre du comité directeur. Avec Jean-Paul Sartre, il dirige la collection «Les temps modernes» de 1962 à 1967. C’est ensuite qu’il préfigure et dirige la Maison de la culture de Chalon-sur-Saône.
À partir de 1975, il mène de nombreuses activités dans le champ psychiatrique : articles, conférences et séminaires en France et à l’étranger.
Francis Jeanson a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages.
-
Extrait de “C’est entre hommes seulement…”, p.9
“En un sens, le risque c’est le non-sens: «C’est la vie … » Nous risquons à tout moment quelque chose mais nous ne savons pas quoi. Le risque est toujours ailleurs, toujours autre, toujours différent de celui que nous tentons de prévoir et contre lequel nous tentons de nous prémunir. Il y a risque, c’est-à-dire: nous sommes là, totalement exposés, jetés vifs à toute la contingence du monde, par notre propre adhérence à ce monde, par notre «incarnation». En tant qu’elle est, la condition humaine est absurde aux hommes; en postulant un Créateur, on la dira donnée par un dieu bon, ou infligée par quelque dieu cruel, et en tout cas gratuite: due à la grâce de l’un ou à la géniale malignité de l’autre. Ontologiquement, le risque est notre statut: nous sommes absolument en danger, nous vivons dans le risque, un risque à la fois inconnaissable et total, - celui-là même qu’un Spinoza s’efforçait d’annuler en nous assurant de notre immédiate insertion dans l’éternité.”
-
Dossier de presse (à venir)
Posté dans Essais contemporains | Aucun commentaire »
Le cinquantième parallèle
12.6.2008 par admin.
Petits essais sur les choses de l’esprit
Michel André
L’Harmattan - Mai 2008
-
Présentation
Sous une forme rapide et variée reflétant le mouvement de la vie et la complexité du monde contemporain, il est ici question de littérature et d’écrivains, de la langue et des langues, de science et de savants, de peinture, de musique et de cinéma, de la mer, de voyages et de villes, de la politique et de bien d’autres sujets.
Dans le sillage des Essais de Montaigne, ce choix de réflexions, d’observations, d’impressions et de souvenirs donne en même temps à découvrir, en filigrane, le portrait d’un homme d’aujourd’hui.
-
L’auteur
Michel André : philosophe de formation, travaille au niveau européen à l’intersection des questions de politique scientifique, de société, de communication et de culture. Il a publié aux éditions L’Harmattan : Le cinquantième parallèle - Petits essais sur les choses de l’esprit . Adresse de contact : michelandre8@gmail.com
-
Extrait de l’Avant-Propos
“Un homme qui a franchi, dans la traversée de l’existence, la ligne marquant l’arrivée sous les latitudes de la cinquantaine, s’est nécessairement constitué un stock abondant de souvenirs, d’images, de sensations, de représentations, d’idées, de réflexions, d’anecdotes et d’histoires à raconter, distillation plus ou moins fidèle et aboutie de tout ce qu’il a vécu, vu, entendu, lu, observé, éprouvé ou expérimenté. Système de balises orientant sa navigation si la vie est effectivement comme un long voyage en mer, mais aussi capital accumulé dont il exploitera les dividendes pour investir dans de nouveau projets si elle est une entreprise, et trésor de guerre contenant des armes et des munitions pour livrer de nouvelles batailles si elle est un combat, ce patrimoine n’existe le plus souvent que sous forme mentale et ne se transmet généralement que de manière aléatoire.
L’habitude que j’ai prise d’écrire, la chance, l’occasion et un peu de détermination m’ont permis de lui conférer en ce qui me concerne, à tout le moins pour une certaine partie, la matérialité et la forme plus systématique de l’écrit.
Les textes qui composent cet ouvrage traitent d’une variété de sujets auxquels je me suis intéressé à titre personnel ou professionnel : de littérature et d’écrivains, de science et de savants, de films et du cinéma, de peintres, d’architectes et de musiciens ; mais aussi de la langue et des langues, de paysages et des voyages, de villes et de l’Europe, des journalistes et de la politique, des souvenirs et de la mémoire, et de la vie des sentiments.”
-
Dossier de presse
Le sang du texte. Pour présenter Michel André
par Luc Dellisse (e-dito.com)
Extrait : “Son livre est un grand champ magnétique où se forme par nappes successives une idée juste et incomparable de l’espère humaine dans sa modernité : étrange espèce, en vérité, hantée par un génie de lieux qui se dérobe inlassablement, tout en laissant autour de lui ses fumures de techniques et d’idées. Mais en creux c’est aussi un récit secret, une sorte d’autobiographie à mi-vie, où se retrouvent la plupart des chiffres de l’équation intellectuelle : l’érudition, l’émotion, l’introspection, la présomption, l’obsession, un peu de sagesse, un peu de folie, un vent coulis de peur et de regret, et planant au-dessus de tout cela, à ras des flots, le sentiment d’entrevoir, enfin, le dessin de sa vie.”
Posté dans Philosophie Générale | Aucun commentaire »