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Archive pour 1.5.2008
La soustraction de l’être
1.5.2008 par admin.
La question ontologique de la vérité de Heidegger à Badiou
Rémy Bac
Le Grand Souffle - La Contrée - Avril 2008
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Présentation
Ce livre part d’un constat : la pensée de l’être en tant qu’être, relancée à nouveaux frais par Heidegger, n’accomplit d’aucune manière un « achèvement de la métaphysique », mais constitue au contraire l’aurore de nouveaux grands systèmes métaphysiques. Pour autant, il reste avéré que la question de l’être, ou du vide, se distingue de celle de l’étant.
Par ailleurs, ce livre part aussi d’un étonnement : comment se fait-il que la pensée de l’être, réactivée par Heidegger dans toute son ampleur herméneutique sous la tutelle du poème, puisse connaître, après Lacan, sa seule et réelle interlocution rivale dans L’être et l’événement d’Alain Badiou, sous la garde du mathème ? Que signifie cet « affrontement » entre poème et mathème ? De telles questions nous ont amené à explorer, par une lecture croisée avec la pensée de Lacan, « l’envers » du système de Badiou, afin de saisir la mutation qu’il en est advenue du concept de vérité comme fidélité à l’événement et soustraction au savoir.
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L’auteur
Rémy Bac est né en 1972. Il inscrit volontiers son travail philosophique dans le sillage d’Alain Badiou, Mehdi Belhaj Kacem et Slavoj Žižek. La soustraction de l’être est son premier livre.
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Extrait du Prologue : Introduction au mathème (p. 17)
“La soustraction. Opération mathématique suturée à la question antique de l’être, ou bien essence même de la question ontologique ? Mais peut-être la suture fait-elle partie de cette essence, se structurant (et n’étant pas autre que la structure) en inclusion dans la soustraction là où elle-même, la suture, opère dans la présentation de l’être?
Ne serait-ce pas, au fond, le seul dispositif adéquat à l’exigence de maintenir l’effectivité d’un concept comme celui de « vérité» ? Mais si c’était la vérité elle-même qui se soustrayait à toute suture? Peut-être est-ce là son mouvement secret. La mesure de toutes choses.
On pensera au retrait de la vérité, à son voilement, au sens où Heidegger en a parlé. Il s’agit, ici, de tout autre chose. Et pour autant, ce n’est pas sans rapport.
La question ne saurait en tout cas se mesurer elle-même sans la science du mathème. Ni modèle, ni paradigme, en tant que norme extérieure à l’objet sur laquelle celui-ci viendrait se régler, au moins en ceci qu’il serait mesurable à la norme d’une opération ou d’une obersation, mais l’être lui-même de “l’objet”, vide et multiple, si l’on suit le système ontologique ensembliste d’Alain Badiou de L’être et l’événement.”
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Table des matières
Le Tabou de l’Absolu:
préface de Mehdi Belhaj Kacem
Prologue: Introduction au mathème
I - Le Quatre de la vérité
1. Le Quatre de la vérité
2. Désir et amour
3. Technique et capitalisme
4. Lacan déconstruit ?
5. Lutte des classes, lutte des communautés: un trou de la vérité
II - Le système soustractiviste
6. Vers une fondation de l’universalisme
7. L’humanisme revisité
8. Badiou heideggerien ?
9. Le poème en question, le vide en réponse
10. Le terme évanouissant de Mallarmé
11. Une lecture de la méditation 20 de L’être et l’événement
12. Les trois fidélités
13. Structure et sujet
14. Vérités, politique et éthique
15. Une machine dialectique générique
16. Les coupures philosophiques de Badiou
III - Férocités de l’Idée
17. Politique et amour (mathèmes des trois mondes)
18. Qu’est-ce que la démocratie?
19. La dictature
20. Passion de la politique
21. Le plus-de-jouir économique
22. Au-delà du principe de vie
23. L’amour, la mort : le trip(le) du flamenco
24. Le communisme
25. Maos/situs
Iv-L’infini et son double
26. Forçage de l’innommable
27. L’infini d’un lacanisme événementialiste
28. L’infini mathématique
29. Les deux sceaux existentiels
Épilogue
Appendice
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Dossier de presse
Présentation de La soustraction de l’être, par Rémy Bac (antiscolastique.free.fr)
La passe antiphilosophique de Lacan
(Extrait) Sans doute faut-il commencer par la fin. D’abord, parce qu’il ne serait question pour moi de livrer ici une introduction à La soustraction de l’être . Une présentation, tout au plus. Mais il faut aussi commencer par la fin parce que nous sommes, ou nous serions, à la fin proclamée de la philosophie, comme nous serions à la fin de la métaphysique, de l’histoire, de la politique et des grands idéaux. « Qu’est-ce que la philosophie ? » est la question qui clôt La soustraction de l’être . C’est de là, de ce point obscur, que nous partirons.
Il m’a toujours semblé que s’il fallait retenir du vingtième siècle un seul nom, résumant la pensée la plus novatrice, la plus audacieuse, la plus stimulante comme la plus profonde, ayant ouvert le champ le plus large de la connaissance comme ayant remis en cause et modifié d’une façon sans retour tous les topoi de la philosophie, c’est bien celui de Jacques Lacan.
Cela peut paraître surprenant, car Lacan n’a jamais été philosophe.
Posté dans Philosophes 20è, Philosophie Générale | Aucun commentaire »
Manifeste antiscolastique
1.5.2008 par admin.
Mehdi Belhaj Kacem
NOUS - Antiphilosophique - Novembre 2007
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Présentation
La Loi est une interruption de toutes les règles en vigeur, dont l’immanence humaine ne peut recouvrir la présence que dans la répétition “pleine” de l’événement ; mais qu’est-ce que cette répétition pleine ? Le contraire de la liturgie matérialiste démoctratique, où l’impasse chrétienne achève de se réaliser : un nouvel événement, le contraire d’un rituel, d’une Messe. Reste qu’il faut le rituel, la Messe, la règle, pour conserver la trace de l’évanouissement de l’évènement, qui est présence pleine. Les religions monothéistes le surent. Mais l’islam fut seul à voir que la répétition était la nécessaire transition d’un événement à un autre : qu’elle n’était là “que” pour tenir le fil entre deux événements.
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L’auteur
Mehdi Belhaj Kacem est né à Paris le 17 avril 1973.
Ecrivain et philosophe, il anime avec Rémy Bac le site L’ANTISCOLASTIQUE.
MANIFESTE ANTISCOLASTIQUE est un fragment d’un projet auquel il travail depuis quatre ans.
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Extrait (p.7)
” Ce livre se propose de livrer la formalisation axiomatique de la dialectique événement-répétition par où nous avons prétendu apporter notre pierre à l’édifice naissant du périple soustractif, aux bases notoirement jetées par Alain Badiou, dans ses deux tomes de L’être et l’événement. Il se propose plus incidemment d’indiquer le point d’aporie où s’enlise, depuis trente ans au moins, une époque et une « génération » de français, qui est aussi le point aveugle où l’événement « mai 68 » demeure impensé de tous : les noces impures du politique et du sexe, dont le diagnostic visible tourne à 1′« avantage » du dernier et à l’absentéisme criard du premier. Il ne se propose pas de le résoudre, mais, quitte à endurer, comme de juste, le destin d’Œdipe, de commencer enfin à s’y attarder.
De la dimension politique de 68 il ne reste rien. Rien, que ce que justement 68 aura tenu pour « politique » : la « libération sexuelle », et la pornographisation du monde dans l’art, dans le divertissement - qui est tout ce qui reste de 68, comme événement politique dont la seule répétition est ce que le meilleur heideggerianisme de gauche (Nancy, Lacoue- Labarthe) appelle « retrait du politique ». Situons sommairement l’aporie. “
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Dossier de presse
Entretien entre Mehdi Belhaj Kacem et Jean-claude Milner (l’antisc()lastique)
“Ph. Nassif : Mehdi, je ne connais pas ton travail en cours, mais si je m’appuie sur La Psychose française, et l’Incipit à l’esprit du nihilisme, est-ce que tu n’essaies pas d’arracher la fonction qu’ a rempli le nom juif au nom juif même ? Pour être très grossier, j’ai l’impression que tu nous dit Juif = paria = Arabe.
MBK : Ce n’est pas la même chose. Si on dit que les Arabes sont traités ici et là comme des parias, il y a des pays arabes qui existent, et on peut dire qu’ils peuvent toujours rentrer chez eux, les glissements sont très rapides, et on ne s’en sort pas. De ce point de vue-là, pendant longtemps après le 21 avril, je me suis senti comme un paria, parce que je ne peux pas rentrer chez moi. Ou alors, je disparais. Il faut faire un peu d’histoire, d’un point de vue athée et matérialiste. Tout ce qui arrive aujourd’hui est le symptôme de quelque chose de politique d’absolument déterminé. Il devient aujourd’hui impossible de se retrouver dans un camp, et je sens ce malaise chez Milner aussi, malgré tout. Ce n’est pas très métaphysiquement intéressant de dire que l’islamisme est le résultat monstrueux de la victoire des Américains sur l’Union soviétique, que les Américains ont fait ceci ou cela, que la « Nouvelle philosophie » a intimidé toute ma génération et installé un nihilisme. André Glucksmann a construit toute sa carrière avec les crimes d’Etat des Soviétiques. Et puis on s’aperçoit que les Américains ont commis les plus grands crimes d’Etat au monde depuis la mort de Joseph Staline. Je partage les imprécations de Milner contre le Journal. Sauf que ce que j’ai toujours lu dans le Journal, c’est que l’universel, c’est zéro, le progressisme, c’est zéro. Quel journal dit du bien de ces notions-là, à part Le Nouvel Obs, et encore… ? ” > suite
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