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Imaginer la loi

Le droit dans la littérature

(dir.) Antoine Garapon et Denis Salas

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Michalon - “Le bien commun” - Mars 2008
  • Présentation

Pourquoi l’étude des rapports entre droit et littérature est-elle quasi inexistante en France alors que la tradition littéraire y est si riche ? Ce livre veut réparer cette incongruité en s’intéressant à la façon dont l’un interfère sur l’autre, le nourrit et le pense.
La fiction traite sans ménagement les grandes institutions juridiques et réinvente à sa manière le contrat, la personnalité juridique ou la loi.
La littérature, que ce soit dans Les frères Karamazou ou Les sorcières de Salem, s’empare de la dimension dramatique du procès, qui éclaire l’éternelle confrontation de l’homme et de la loi. Et l’écrivain, de l’affaire Calas à l’affaire Dreyfus, refuse d’assister, impuissant et révérencieux, aux injustices de son temps. La littérature s’approprie le monde du droit, récrée ses personnages, s’efforce d’imaginer la loi.
Cet ouvrage qui restitue les travaux d’un colloque organisé à la Cour de cassation par l’Institut des hautes études sur la justice, l’Association française pour l’histoire de la justice et l’Ecole nationale de la magistrature vient prolonger le rapprochement du droit et de la littérature initié par la collection « Le Bien commun »

  • Les auteurs

Antoine Garapon et Denis salas sont magistrats. Ils ont notamment publié Les Nouvelles Sorcières de Salem : Leçon d’Outreau ( Seuil, 2006 )
Avec les contributions de Jean-Denis Bredin, Brigitte Breen, Benoît Chantre, Jean-Noël Dumont, Gérard Gengembre, Gisèle Mathieu-Castellane, Lissa Lincoln, Philippe Malaurie, François Ost, Anne Simonin, Sandra Travers de Faultrier et Richard Weisberg.

  • Table des matières

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  • Début de l’Introduction

« Droit et Littérature », étrange association. Tout semble en effet séparer ces deux univers: le droit fige le réel, la littérature ouvre les portes de la fiction. D’un côté, le formalisme de la loi et de l’autre la fantaisie de l’imagination. L’une étonne, dérange, surprend; l’autre rassure et normalise. Comment le « tout est possible » du personnage littéraire pourrait-il donner rendez-vous au «tu ne dois pas» du sujet de droit? Comment accorder l’abstraction, la règle et l’incarnation du récit? La généralité du principe et la singularité d’un destin? La rigidité du prescriptif et la fluidité du descriptif ?
Au début du siècle dernier, un juriste américain, John Wigmore, refusa de se résoudre à un tel divorce. Il comprit ce que le caractère austère d’un droit, réduit à une pure technique, avait à gagner à s’allier au tempérament plus gai et plus libre de la littérature. Il dressa alors l’inventaire du trousseau de ce curieux ménage, en recensant les romans susceptibles d’instruire les juristes sur leur propre discipline (legal navels).

  • Dossier de presse (à venir)

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