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Comprendre l’histoire de la philosophie

Christophe Giolito

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Armand Colin - “Cursus” - Février 2008
  • Présentation

On ne pratique pas l’histoire de la philosophie sans mobiliser plus ou moins consciemment un certain point de vue sur la philosophie, et toute histoire de la philosophie vient en retour conforter les conceptions dont elle est issue.
D’où l’importance pour tout étudiant ou praticien de la philosophie de se mettre au clair avec les conceptions de l’histoire de la discipline. En explicitant les notions fondatrices de méthode, de philosophie de l’histoire, d’herméneutique, de relativisme, de lecture philosophique, cet ouvrage voudrait contribuer à l’élaboration d’une réflexion sur les manières d’historiser la philosophie.
Ce livre se veut, à cette fin, à la fois une référence et un outil. Il présente les diverses conceptions répertoriées de l’histoire de la philosophie, analyse les difficultés qu’elle rencontre et les distinctions par lesquelles elle cherche à les surmonter, et rend accessible les acquis de la recherche historiographique.
Il aidera tout un chacun à se situer en philosophie et à enrichir la pratique de l’histoire de la discipline qu’il entend s’approprier.

  • L’auteur

Christophe GIOLITO, agrégé de l’université, docteur en philosophie, enseigne en classes préparatoires (voie économique et sociale) au lycée militaire de Saint-Cyr et est chargé de travaux dirigés au CIPCEA (Paris I-Ens).
Il a publié notamment aux éditions L’Harmattan : “Histoires de philosophie avec Martial Guéroult” (1999) : Le lien entre les différentes dimensions de l’activité d’historien de la philosophie (commentaires, définition de procédés, fondation) se trouve ici problématisé. Le cas exemplaire de Martial Gueroult permet de repérer des divergences radicales entre l’application, l’explication et le fondement d’une hypothétique méthodologie.

  • Extrait de l’Introduction, p. 1

” L’histoire de la philosophie n’est pas une discipline strictement historique, ni seulement une partie de la philosophie (au même titre que l’épistémologie ou la morale, par exemple). Nous avons affaire à une activité savante, supposée unifiée, exercée de façon privilégiée dans les facultés, au point de donner son identité à la pratique universitaire de la philosophie.
D’une part, l’histoire de la philosophie ne saurait être purement descriptive: elle ne peut se contenter de restituer les propos des philosophes, de faire la chronologie des œuvres. Car à prendre les travaux des philosophes pour des écrits, sans les appréhender dans leur sens non seulement pour une époque de l’histoire, mais encore pour une tradition de pensée, on peut ambitionner l’exactitude, mais on s’interdit la critique, si bien qu’on ne prend pas en compte les théories philosophiques dans leur teneur propre, leur prétention à la vérité. L’histoire de la philosophie n’est pas faite par des historiens, et les historiens de la philosophie ne prétendent pas n’être que des archéologues. Seule leur formation philosophique les autorise à commenter les œuvres dans leur sens, en statuant non seulement sur des faits, mais aussi sur des idées qui entendent construire l’ordre de valeurs à l’aune desquelles elles veulent être évaluées. “

  • Table des matières

I - La méthode en question dans l’histoire
II - Conceptions philosophiques pour l’histoire
III - Théorisation des philosophies
IV - La diversification des pratiques
V - Le devenir de l’histoire de la philosophie

  • Dossier de presse (à venir)

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