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Archive pour 3.4.2008
Rawls. Pour une démocratie juste
3.4.2008 par admin.
Vanessa Nurock
Michalon - “Le bien commun” - Mars 2008
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Présentation
L’oeuvre de John Rawls (1921-2002) a marqué un tournant dans la pensée contemporaine et se trouve aujourd’hui au centre des débats portant sur les conditions d’une démocratie juste.
Elle propose une théorie de l’équité démocratique prenant en compte les conditions réelles de sa réalisation sans pour autant transiger sur les principes moraux et politiques.
Mais plus encore, elle constitue un classique, centrai dans les débats actuels, tant en philosophie morale et politique qu’en droit ou en économie sur les questions liées à la justice sociale et à la structure de la démocratie.
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L’auteur
Vanessa Nurock est agrégée et docteur en philosophie. Elle enseigne actuellement la philosophie à l’université de Lille-III.
Auteur d’une thèse sur : “Origine et genèse du sens moral” (D. Deleule dir.), 2006
Elle a récemment donné une conférence à la Société Alpine de Philosophie : “D’où vient la morale ? Questions d’une philosophe”
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Extrait de l’Introduction, p. 7
” Rares sont les oeuvres de philosophie politique dont la réception peut être comparée à celle de John Rawls, tant cette dernière a marqué un parmi les philosophes que les juristes ou les économistes, et dont l’influence s’étend, au-delà des milieux universitaires, aux hommes politiques, voire aux romanciers. C’est ainsi que le président américain Bill Clinton a pu affirmer sans exagération, en remettant à Rawls la médaille des «National Humanities» en 1999, que ce dernier avait contribué à raviver non seulement la philosophie éthique et politique mais aussi la confiance de toute une génération d’Américains en la démocratie.
L’écho de ces travaux est tel que se comptent déjà par milliers les articles consacrés à cette pensée, pourtant réputée austère et ardue, déjà traduite dans plus d’une vingtaine de langues. Cela ne rend que plus surprenant son assez faible écho en France, laquelle apparaît d’ailleurs probablement à cet égard comme le parent pauvre du monde francophone.
Être à la fois classique et peu ou mal connue, tel est sans doute le paradoxe de la vie ainsi que de l’oeuvre de Rawls. L’une des grandes originalités de cette pensée réside, en effet, dans son approche complexe des rapports entre tradition (ou histoire) et modernité (ou actualité) ainsi qu’entre théorie et pratique, dans le cadre d’une interrogation philosophique sur la justice sociale. Pour Rawls, en effet, la tradition philosophique et politique est conçue comme une source à laquelle on peut puiser pour fertiliser le présent, pour mieux le problématiser, ainsi que le recommande la philosophie analytique. La théorie est considérée, quant à elle, comme le soutien d’une pratique qui alimente à son tour la théorie. “
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Table des matières
Introduction
La justice comme équité en héritage
I - Le tournant rawlsien de la philosophie politique
Les quatre rôles de la philosophie politique
Limites et exigences de l’entreprise
Quelle procédure de décision pour l’éthique?
L’équilibre réfléchi
L’héritage contractualiste
La filiation kantienne
Une alternative à l’utilitarisme
Une conception de la règle comme pratique
II. La justice comme équité
La position originelle
Les principes de justice
Le sens de la justice et le raisonnable
III. Le libéralisme politique
La raison publique .
Pour un pluralisme démocratique: le consensus par recoupement
Conclusion
Extrait d’un texte de Rawls : “Le sens de la justice”
Glossaire
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Dossier de presse (à venir)
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Comprendre l’histoire de la philosophie
3.4.2008 par admin.
Christophe Giolito
Armand Colin - “Cursus” - Février 2008
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Présentation
On ne pratique pas l’histoire de la philosophie sans mobiliser plus ou moins consciemment un certain point de vue sur la philosophie, et toute histoire de la philosophie vient en retour conforter les conceptions dont elle est issue.
D’où l’importance pour tout étudiant ou praticien de la philosophie de se mettre au clair avec les conceptions de l’histoire de la discipline. En explicitant les notions fondatrices de méthode, de philosophie de l’histoire, d’herméneutique, de relativisme, de lecture philosophique, cet ouvrage voudrait contribuer à l’élaboration d’une réflexion sur les manières d’historiser la philosophie.
Ce livre se veut, à cette fin, à la fois une référence et un outil. Il présente les diverses conceptions répertoriées de l’histoire de la philosophie, analyse les difficultés qu’elle rencontre et les distinctions par lesquelles elle cherche à les surmonter, et rend accessible les acquis de la recherche historiographique.
Il aidera tout un chacun à se situer en philosophie et à enrichir la pratique de l’histoire de la discipline qu’il entend s’approprier.
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L’auteur
Christophe GIOLITO, agrégé de l’université, docteur en philosophie, enseigne en classes préparatoires (voie économique et sociale) au lycée militaire de Saint-Cyr et est chargé de travaux dirigés au CIPCEA (Paris I-Ens).
Il a publié notamment aux éditions L’Harmattan : “Histoires de philosophie avec Martial Guéroult” (1999) : Le lien entre les différentes dimensions de l’activité d’historien de la philosophie (commentaires, définition de procédés, fondation) se trouve ici problématisé. Le cas exemplaire de Martial Gueroult permet de repérer des divergences radicales entre l’application, l’explication et le fondement d’une hypothétique méthodologie.
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Extrait de l’Introduction, p. 1
” L’histoire de la philosophie n’est pas une discipline strictement historique, ni seulement une partie de la philosophie (au même titre que l’épistémologie ou la morale, par exemple). Nous avons affaire à une activité savante, supposée unifiée, exercée de façon privilégiée dans les facultés, au point de donner son identité à la pratique universitaire de la philosophie.
D’une part, l’histoire de la philosophie ne saurait être purement descriptive: elle ne peut se contenter de restituer les propos des philosophes, de faire la chronologie des œuvres. Car à prendre les travaux des philosophes pour des écrits, sans les appréhender dans leur sens non seulement pour une époque de l’histoire, mais encore pour une tradition de pensée, on peut ambitionner l’exactitude, mais on s’interdit la critique, si bien qu’on ne prend pas en compte les théories philosophiques dans leur teneur propre, leur prétention à la vérité. L’histoire de la philosophie n’est pas faite par des historiens, et les historiens de la philosophie ne prétendent pas n’être que des archéologues. Seule leur formation philosophique les autorise à commenter les œuvres dans leur sens, en statuant non seulement sur des faits, mais aussi sur des idées qui entendent construire l’ordre de valeurs à l’aune desquelles elles veulent être évaluées. “
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Table des matières
I - La méthode en question dans l’histoire
II - Conceptions philosophiques pour l’histoire
III - Théorisation des philosophies
IV - La diversification des pratiques
V - Le devenir de l’histoire de la philosophie
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Dossier de presse (à venir)
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