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Archive pour 13.3.2008
Robert Musil : la patience et le clandestin
13.3.2008 par admin.
Essai sur L’homme sans qualités
par Florent Danne
L’Harmattan - “Ouverture philosophique, série Esthétique” - Février 2008
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Présentation
Cet essai n’est pas une critique, un commentaire, encore moins une traduction. Cet essai est juste une lecture, une tentative de lecture - parfois de simples coutures - dont les paroles et les silences, les lumières et l’obscurité, s’inscrivent au creux de l’œuvre. Apparemment moins engagé sur la voie de la vérité que les œuvres qui éclairent, cet essai est l’expression plus humble d’une lecture qui dépasse sa pudeur jusqu’à son emphase. Il s’agissait simplement de lire une œuvre moins lue que citée. Il s’agissait de sauver un texte de son malheur de livre (Lévinas).
La patience comme fil et Narcisse en funambule. Un essai, un hommage pour dire ce que l’on doit…
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L’auteur
Ecrivain et essayiste, fervent lecteur de Proust, Blanchot et Walter Benjamin, Florent DANNE est né en 1978 à Charleville-Mézières. Il a notamment travaillé sur la photographie et la judéité dans l’œuvre de Proust.
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Extrait de “Autodafé” p. 11
“Lire Musil est une expérience, une épreuve. Le livre accapare le jour, dissipe la nuit, il atteint la profondeur de l’insomnie. Le lecteur vit avec ce livre. La fatigue, parfois, le gagne au milieu d’un chapitre.
On se risque à lire Musil, quelque chose en nous se replie et se déploie lors de la lecture. La lecture convoque une part de notre être, part sans doute différente en chacun de nous. Le livre de Musil résiste à la lecture, il méprise toute concession, au risque même de l’ennui, comme le souligne Paulhan, il répugne à la facilité. Le lecteur qui s’y engage doit refuser tout confoltl. Lire Musil, c’est toujours brûler ses vaisseaux. Se retourner sllr ce qui n’est plus que de lointains fanaux.”
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Table des matières
Autodafé
Pas encore
i
Avec des gestes jumeaux de désespoir et de béatitude
Extase et Anarchie
Chermin des clochettes, avril 1942
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Dossier de presse (à venir)
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Usages politiques de l’animalité
13.3.2008 par admin.
Jean-Luc Guichet (éd.)
L’Harmattan - “La librairie des humanités” - Février 2008
Publié sous la responsabilité de l’Université Pierre Mendès-France (UPMF), Grenoble
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Présentation
Le propos de cet ouvrage est d’examiner les différentes manières dont le thème animal – c’est-à-dire aussi bien les animaux dans l’individualité de leurs espèces que la notion diffuse d’animalité – a pu être utilisée – réellement, symboliquement, idéologiquement, philosophiquement – dans l’argumentaire des pouvoirs, et des pratiques et discours qui les soutiennent ou les interrogent. Déjà, les rois antiques font de leurs chasses les emblèmes redoutables de leurs capacités de conducteurs d’hommes, les bêtes domestiques fournissant pour leur part de parfaits modèles d’obéissance. Après les bestiaires fantastiques du Moyen Âge et la rupture de la Renaissance, les temps modernes modifient la donne en faisant passer l’animalité devant l’animal et ses figures. Perdant l’évidence à la fois de son ancestrale sociabilité et de son essentielle rationalité, l’animal humain se révèle – avec Machiavel, Hobbes, Rousseau, puis Nietzsche, Freud et les contemporains – de plus en plus rétif, se révélant d’une sauvagerie au fond définitivement irréductible. Alors, l’animalité reflue des animaux vers l’homme et tend à constituer une naturalité problématisant profondément le politique et l’idée de droit naturel. Les XVIII° et XIX° siècles, et enfin les sciences humaines, l’éthologie, la sociobiologie, l’émergence de biotechnologies et de biopouvoirs, prolongent et amplifient cette dimension animale tout en la chargeant d’une complexité nouvelle et parfois inattendue. Ainsi, loin de se réduire à de simples stratégies d’instrumentalisation, les usages politiques de l’animalité comportent une dimension d’interrogation critique prenant à partie l’ensemble de la pensée politique.
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L’auteur-éditeur
Jean-Luc Guichet, agrégé et docteur en philosophie, est directeur de programme au Collège international de philosophie et membre du Comité régional d’éthique Expérimentation animale Paris-Île-de-France. Il a publié notamment en 2006 « Rousseau, l’animal et l’homme » (Editions du Cerf).
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Extrait de l’Introduction
“les puissances ont souvent manifesté une tendresse paradoxale à l’égard des bêtes. Cette singulière sollicitude s’observe particulièrement envers celles dangereuses, comme si les princes, en faisant signe d’une manière remarquablement forte et visible, adressaient une forme de reconnaissance, par-dessus les autres humains, à leurs égaux dans la nature, se prévalant par cette proximité d’une sorte de droit à part. Ainsi en est-il des rois légendaires dont les chars, dit-on, étaient tirés par des lions, du dressage des guépards et des rapaces pour la chasse ou laissés plus ou moins libres dans l’entourage du seigneur, des ménageries royales qui avoisinent les châteaux des souverains dès le moyen âge, jusqu’à nos hommes politiques se faisant photographier en compagnie de leurs chiens ou de leurs chevaux …. L’espace du pouvoir et de ses personnages s’auréole ainsi d’une présence animale potentiellement dangereuse qui y évolue en le signifiant de manière particulière. Zarathoustra lui-même, renouant avec cette longue tradition, se complaît, comme Blaise Benoit le relève dans son article, dans la familiarité des animaux forçant le respect tels le lion et l’aigle. Cette signalétique animale du pouvoir utilise également les bêtes en tant insignes, s’accaparant et arborant leurs attributs - têtes de panthère, fourrures, crocs, etc. -, au point parfois de mêler formes humaines et animales à la manière des dieux égyptiens. C’est là certainement la première valeur politique de l’animal: être un symbole redoutable, celui de la puissance, et non seulement de la puissance comme énergie brute, mais comme puissance bridée, témoignant d’un contrôle souverain de ses forces.”
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Table des matières
Introduction Jean-Luc Guichet
I – Les animaux : usages de l’ironie et de la cruauté
Face de roi. Assauts graphiques et crises de la représentation sous la monarchie de Juillet, Thomas Bouchet
Corrida, exécution capitale et pouvoir, Élisabeth Hardouin-Fugier
II – Les animaux : usages allégoriques et bestiaires imaginaires
Bestiaire et animal politique chez Machiavel. Une inscription paradoxale et polémique dans la philosophie politique, Marie Gaille
Usages de l’animalité et politique de la Fable : la démarche d’écrevisse de La Fontaine, Jean-Charles Darmon
Variations politiques autour des chèvre-pieds de Diderot, Annie Ibrahim
III – Perspectives d’anthropologie politique I : l’animalité politique de l’homme
Figures politiques de l’animalité dans la Cité grecque antique, Françoise Armengaud
L’animal politique des Lumières – Mandeville, Meslier, Buffon, Diderot, Jean-Luc Guichet
Le devenir-animal et la question du politique chez Gilles Deleuze, Éliane Martin-Haag
IV – Perspectives d’anthropologie politique II : animalité, « sous-humanité », « surhumanité »
Favoriser l’envol de la « bête blonde » (Nietzsche, l’homme, l’animal et le surhumain), Blaise Benoit
Le loup, le monstre, le bourgeois. Trois interprétations de l’animalité humaine selon Hobbes, Julie Saada
L’animalité comme limite et comme horizon pour la condition humaine selon Hannah Arendt, Thierry Ménissier
L’Homme est-il le seul animal politique ?, Pascal Picq
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Dossier de presse
“Le séminaire de Jean-Luc Guichet (Collège International de Philosophie) continue de suivre au plus près le cours de la frontière tout à la fois mobile et incertaine qui démarque l’homme de l’animal en y nouant désormais également le fil de la question de l’éthique et du droit selon la logique de progression prévue.(…)
Par ailleurs un livre est sorti aux Editions L’Harmattan, Usages politiques de l’animalité sous la direction de Jean-Luc Guichet qui a organisé les journées du Colloque de mars 2007 sur le sujet et dont les conférences retranscrites sont issues.”
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