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Archive pour 6.3.2008

Dictionnaire de philosophie

(coordonné) par Jean-Pierre Zarader

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Ellipses - Hors collection - mai 2007 - 624 p.
  • Présentation de l’éditeur

Ce Dictionnaire de philosophie a été conçu comme un instrument de travail, à la fois accessible, précis et rigoureux, pour tous ceux qui s’intéressent à la philosophie (étudiants, enseignants, chercheurs, mais aussi simples amateurs au sens étymologique du terme). Les auteurs de la plupart des entrées, qu’il s’agisse des notions ou des philosophes, sont des universitaires reconnus qui ont choisi, en fonction même de leur domaine de recherche et de leur intérêt, de rendre aussi accessible que possible telle notion ou telle doctrine philosophique. On a donc renoncé ici - et ce fut même l’idée directrice de ce projet - à toute tentative d’harmonisation qui n’aurait pu aboutir qu’à une uniformisation sans grand intérêt: chaque article est donc signé, et la liste de ces signatures, à elle seule, pouvait tenir lieu de préface à ce Dictionnaire.

  • Les auteurs

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  • Critique (à venir)

 

Histoire de la pensée occidentale. De Socrate à Sartre

par René Rampnoux

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Ellipses - Hors collection - 2008
  • Présentation

La communauté universelle de la Pensée vous accueille : de Socrate à Sartre pour simplifier, des présocratiques à Michel Serres plus exactement. Certains ont préparé notre venue : douter avec Montaigne et Descartes, comprendre le cosmos avec Galilée ou Einstein, trouver les origines de l’homme avec Darwin ou l’ADN, analyser la richesse économique avec Adam Smith ou lord Keynes, et même disputer de Dieu avec saint Paul ou Nietzsche. En somme, partager l’essentiel avec les plus grands. Chaque époque a élaboré ses réponses face à ses enjeux ; pour penser les nôtres, puisons dans le passé universel européen.
Les fondations de notre héritage culturel occidental sont grecques, juives et chrétiennes, les Lumières et la science élèvent les murs, la modernité ébranle l’édifice. L’idée de progrès, l’aspiration à l’égalité, l’affirmation de la raison universelle, l’appétit de justice architecturent l’édifice.
La recherche de l’érudition n’est pas l’objectif ; c’est une introduction à la pensée des auteurs reconnus qui déploie notre propre capacité à penser. « Les abeilles pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur. […] Ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra, pour en faire un ouvrage tout sien, à savoir son propre jugement » (Montaigne, Les Essais).
Et puis, dans cette quête, il se trouve bien quelque chose comme une résistance à l’air du temps où l’éphémère sensationnel s’est installé. Ce que le spécialiste gagne en compétence, il le perd en culture.

Cet ouvrage s’adresse aux étudiants préparant une épreuve de culture générale, mais aussi à l’autodidacte cherchant à acquérir une autonomie culturelle, ainsi qu’à l’honnête homme du XXIe siècle.

  • Extrait de l’Introduction

” « Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié; ils étendent les pensées dont on leur présente le germe; ils corrigent ce qui leur semble défectueux, et fortifient par leurs réflexions ce qui leur paraît faible» (Voltaire, préface à son Dictionnaire philosophique). Ami lecteur, au travail !
L’objet de ce livre est le plaisir de s’approcher de notre héritage composite: l’idée de progrès, l’aspiration à l’égalité, l’affirmation de la raison universelle, l’appétit de justice. Les fondations sont grecques, juives et chrétiennes, les Lumières et la science élèvent les murs, la modernité ébranle l’édifice. La recherche de l’érudition n’est pas notre objectif car bien qu’admirable cette voie est guettée par la suffisance: “Je hais par sur tout un savoir pédantesque” (Du Bellay, Regrets). La pensée est l’objectif, la pensée des auteurs reconnus comme notre propre capacité à penser. Montaigne déclare à son lecteur: « Je suis moi-même la matière de mon livre » et pour bien y parvenir, il cite Lucrèce 149 fois, Platon 128 et Sénèque 130. Pour être sage de sa propre sagesse, il est savant d’autrui. « Les abeilles pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur. Ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra, pour en faire un ouvrage tout sien, à savoir son propre jugement » (Les Essais). Et puis, dans cette quête, il se trouve bien quelque chose comme une résistance à l’air du temps. “

  • Table des matières

Les philosophes de l’Un et du Multiple
Les deux sources de l’Occident, gréco-romaine et judéo-chrétienne
Le socle de la modernité : la Renaissance
Le cartésianisme dans le Grand Siècle
Le siècle des Lumières
La pensée des systèmes : des Lumières allemandes au positivisme français
Le crépuscule de l’humanisme
La lutte sociale : libéralisme et socialisme
Le sujet au XXe siècle
L’intellectuel, une particularité française du XXe siècle
De la nation à l’Europe : pour quel contrat politique ?
Sciences entre victoires et incertitudes

  • Critiques et dossier de presse

( à venir)

Entendre Heidegger et autres exercices d’écoute

par François Fédier

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Le Grand Souffle - “La contrée” - Février 2008
  • Présentation

“C’est grâce à Jean Beaufret que j’ai pu entendre. Sans lui, je n’aurais sans doute pas été capable de porter attention au propos de Heidegger : il est au premier abord presque inaudible, tant ce qui y est dit demande qu’on ouvre grand les oreilles. Le renom du philosophe ne vient pas faciliter les choses. La gloire elle aussi est faite de malentendus.

Dissiper les malentendus est une entreprise fastidieuse : rien n’est plus obtus qu’un homme qui ne veut rien entendre. Le présent livre ne se propose donc pas ce but. Il lui suffit amplement de mettre autant que possible les lecteurs au contact de ce que montre Heidegger, cette contrée si proche, mais que nous avons les plus grandes peines du monde à percevoir, et où tant de richesses dorment à notre insu.

Les textes ici rassemblés, dont la moitié sont inédits, ont été écrits de 1983 à 2007.

Mon souhait le plus cher est que ce livre puisse donner envie d’écouter : un peu comme lors de ces instants d’attente joyeuse – quand, une fois le la donné à l’orchestre, chaque instrument se met pour lui-même à s’accorder dans sa tessiture, au milieu d’un brouhaha croissant, jusqu’à ce que s’installe soudain le silence où le concert peut commencer.”

François Fédier, décembre 2007

  • Extrait de “Entendre Heidegger”, p.37

“Selon quel mouvement allons-nous lancer notre question ? La posons-nous pour ramener à notre niveau ce qu’elle demande, ou bien au contraire afin de nous mettre nous-même en route vers ce qui éventuellement nous y concerne?
Étant donné que l’entente est sans conteste le point cardinal autour duquel tourne l’entreprise de philosopher elle-même, envisagée dans sa portée la plus profonde - c’est-à-dire en tant qu’herméneutique -, et comme Heidegger semble bien être un des rares philosophes à s’être confronté d’une manière aussi audacieuse à la question que n’a cessé d’être la philosophie elle-même, je crois en tout cas, ici (dans la première de toutes les universités) et aujourd’hui (en commémorant le trentième anniversaire de la mort de ce philosophe-là), qu’il peu-être furctueux de s’interroger sur ce qu’implique pour nous - ce que nous demande à nous - d’avoir à entendre Heidegger.”

  • Table des matières

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  • Dossier de presse

> pileface.com

“Le livre comprend des textes publiés dans diverses revues, souvent confidentielles, de 1983 à 2007. Ayant fait le constat que « publier en revue est le meilleur moyen de disparaître », il est bien que François Fédier ait décidé de réunir ses textes en volume. On y découvre en effet la cohérence des propos du « spécialiste de Heidegger », mais aussi des analyses qui dépassent « le cas Heidegger » pour ouvrir, à partir du poète Mandelstam, une approche du « fascisme », du « stalinisme » — et de sa langue de bois — qui mérite l’attention (« Aller-retour »).”

> Entretien video du 22 février 2008 avec Stéphane Zagdanski, sur “parole des jours” : L’entendre et l’écoute. Entretien sur Entendre Heidegger et autres exercices d’écoute

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