Vous parcourez actuellement les archives du blog les-livres-de-philosophie-en-france de mar .
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « fév | avr » | |||||
| 1 | 2 | |||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 |
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |
| 31 | ||||||
- Anthropologie (1)
- Droit (1)
- Ecologie (1)
- Economie (1)
- Epistémologie (4)
- Essais contemporains (15)
- Esthétique (9)
- Ethique (8)
- Généralités (1)
- Histoire (1)
- Histoire de la philosophie (4)
- Logique (1)
- Philosophes 17è (2)
- Philosophes 18è (2)
- Philosophes 19è (4)
- Philosophes 20è (7)
- Philosophes Moyen-Age (1)
- Philosophes Renaissance (2)
- Philosophie Générale (11)
- Politique (9)
- Psychanalyse (2)
- Psychologie (2)
- Religion (1)
- Revues (7)
- Scolaire (1)
- Sociologie (4)
- Uncategorized (1)
- 20.8.2008: Le Travail de la liberté
- 7.8.2008: Bouddhisme et philosophie
- 11.7.2008: DUCHAMP ou le destin des choses
- 8.7.2008: Spinoza
- 8.7.2008: Qu'est-ce qu'un con ?
- 1.7.2008: Mortibus n° 6/7
- 1.7.2008: La pensée antique
- 24.6.2008: Détruire : la logique de l'existence
- 24.6.2008: Le bonheur philosophe
- 17.6.2008: Affect et affectivité dans la philosophie moderne et la phénoménologie
Editeurs partenaires
- Agone
- Aléas
- Champ social
- Editions de l'éclat
- Editions du Retour
- Editions QUE
- Ellipses
- Erès
- Flammarion
- Klincksieck
- L'Harmattan
- La Découverte
- Le Bord de l'eau
- Le Grand Souffle
- Le Manuscrit
- Le Pommier
- Les Belles Lettres
- Les Clés de la philo
- Liber
- Michalon
- Mortibus
- Nous
- Panama
- Peter Lang
- Pleins Feux
- Presses de l'Université du Québec
- Presses polytechniques et universitaires romandes
- Sulliver
- Syllepse
Sites
Archive pour mar
Pourquoi se méfier des apparences ?
27.3.2008 par admin.
par Ronald Bonan
Aléas - “Pourquoi ?” - Mars 2007
-
Présentation
Quel étrange livre que celui-ci : hybride, métis, transgresseur.
Celui qui en acceptera la musique y trouvera à parts inégales, un petit art poétique rimbaldien qui aide à réfléchir sur tout geste créateur , les bribes de la biographie imaginaire d’un sculpteur, le récit de trois chaudes journées marseillaises, une application de l’art socratique, un peu de poésie, beaucoup de prose, mais elles sont interchangeables, l’éloge d’une mystérieuse statue dont aucun guide touristique ne parle et qui se cache sur une petite butte entourée de haies, de buissons et d’arbres, au bord de l’eau.
Discussion à bâtons rompus, voyage dans l’empiétement de l’imaginaire poétique d’un honnête promeneur en quête de fraîcheur et d’un artiste infatigable, ce petit ouvrage ne veut pas se donner l’apparence des grands mais veut mesurer la grandeur et la splendeur des apparences, dont les misères ont été tant décriées par de grands ouvrages.
-
L’auteur
Ronald Bonan : Philosophe, chargé de cours à l’Université de Provence et de formation à l’IUFM d’Aix-Marseille. Spécialiste de Merleau-Ponty, sur lequel il a fait paraître de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Le problème de l’intersubjectivité dans la philosophie de Merleau-Ponty (L’Harmattan, 2002), L’institution intersubjective comme poétique générale (L’Harmattan, 2002), Merleau-Ponty. La prose du monde, la perception d’autrui et le dialogue (Ellipses, 2002).
-
Extrait de I - Première journée
MOI : Ce sont vos petits enfants ? LUI : Non.
MOI: Vous ne craignez pas qu’ils se blessent en escaladant ces pierres ?
LUI : Il n’y a pas de danger, ils ne peuvent pas se faire bien mal. C’est beau de les voir jouer. Leurs rêves sont contagieux, comme ceux des pierres.
MOI: Qu’est-ce que vous dites?
LUI : Je dis que cette statue fonctionne bien, j’en suis content !
MOI : C’est vous qui l’avez faite ?
LUI : Je n’ai fait que réunir les éléments du rêve de quelqu’un d’autre … d’un autre enfant.
MOI : Quel enfant ?
LUI : Peu importe, cela devrait se deviner. .. ce qui importe est la chaîne de rêves … à sa façon cet enfant participait aux rêves divins par les siens et moi aux siens par les miens … et ils m’ont fait faire cette chose là, qui fait rêver des enfants … MOI : Cela me rappelle quelque chose
LUI : Quoi?
MOI : Il y a un très vieux philosophe qui parlait, lui aussi, d’une pierre magique à ses yeux, la pierre d’Héraclée je crois, qui transmettait son pouvoir d’attirer à elle les anneaux métalliques, à d’autres anneaux métalliques, formant ainsi une longue chaîne traversée par un flux …
LUI : … magnétique … chaque anneau représentant un maillon qui va des dieux aux hommes qui aiment l’art en passant par les Muses et l’artiste qu’elles inspirent. ..
MOI : Vous connaissez ?
LUI : Non je pratique !
MOI: D’accord, mais vous connaissiez l’histoire de cette pierre?
LUI: J’ai l’impression de la connaître en effet mais peut être encore plus de la reconnaître …
-
Table des matières
Prologue
I - Première journée
II - Deuxième journée
III - Troisième journée
Détail de la première journée :
Posté dans Philosophie Générale | Aucun commentaire »
Hegel. La Phénoménologie de l’esprit à plusieurs voix
24.3.2008 par admin.
coordonné par Czeslaw Michalewski
Ellipses - “Philo” - Février 2008
-
Présentation
La Phénoménologie de l’esprit, parue en 1807, est sans doute, et restera encore pour longtemps, l’ouvrage philosophique le plus original et probablement le plus difficile à lire. Cette lecture, qui exige une patience et un effort inlassables, pour ne pas dire infinis, et qui – selon le mot d’Otto Pöggler – devrait commencer par épeler le texte mot à mot, se trouve grandement facilitée lorsqu’elle a le privilège d’être dirigée par les meilleurs spécialistes de Hegel en France. Le présent ouvrage offre précisément cette opportunité, et met à la disposition du lecteur les outils nécessaires pour saisir à la fois le mouvement de l’ensemble de l’œuvre et celui de chacun de ses moments.
Diversité d’approches, pluralité de méthodes et différences d’interprétations, guident cette lecture commentée.
-
Les auteurs
-
Table des matières
Les auteurs
Présentation, par Czeslaw MICHALEWSKI
Ouverture
Les structures logiques de l’œuvre, par Pierre-Jean LA BARRIÈRE
Chapitre l
« Saisir et exprimer le vrai non pas comme substance mais aussi bien comme sujet» Remarques sur la Préface de 1807, par Ari SIMHON
Chapitre II
Le chemin phénoménologique comme libre auto-critique du savoir, par Gilles MARMASSE
Chapitre III
Désespérer de l’objet: les premières expériences de la conscience, par Olivier TINLAND
Chapitre IV
Le soi et son essence, par Jean-François MARQUET
Chapitre V
Le « concept de la raison », par Marie-Jeanne KONIGSON-MONTAIN
Chapitre VI
Les dernières figures de la section « Raison », par Pierre-Jean LABARRIÈRE
Chapitre VII
Du monde éthique grec au monde du droit romain, par André STANGUENNEC
Chapitre VIII
L’accomplissement formel du savoir de soi de l’esprit ou le langage de l’auto-compréhension, par Isabel WEISS
Chapitre IX 2
«Le sommet de la subjectivité se saisissant comme ce qui est
ultime », par Emmanuel CATTIN
Chapitre X
Le «concept de la religion» dans la Phénoménologie de l’esprit, par Myriam BIENENSTOCK
Chapitre XI
Phénoménologie de la religion et de l’art, par Hélène DEVISSAGUET
Chapitre XII
La religion manifeste, par Bernard BOURGEOIS
Chapitre XIII 291 «L’esprit se sachant en figure d’esprit ou le savoir conceptualisant», par Pierre-Jean LABARRIÈRE
Notice bio-bibliographique
-
Extrait de “Les structures logiques de l’oeuvre”, par P.-J. Lanarrière, p. 11
Voici trois-quarts de siècle, il fut de bon ton, dans la mouvance des travaux de Jean Hyppolite, de parler de la Phénoménologie de l ‘esprit comme d’un «ouvrage de jeunesse» à la structure logique insuffisamment maîtrisée, un «roman de la culture» assemblant un peu au hasard des figures historiques dont l’articulation ne répondrait pas nécessairement à une nécessité d’ordre conceptuel. Et les hasards d’une édition française conduisirent à scinder l’œuvre en deux volumes, avec une rupture que rien ne justifiait entre les sections Raison et Esprit. Depuis lors, des recherches plus approfondies, inaugurées en particulier par quelques études décisives de Joseph Gauvin, ont su mettre en lumière en toute précision les structures logiques unitaires qui donnent à cet ouvrage profondément un sa signification et son ampleur
Posté dans Philosophes 19è | Aucun commentaire »
Pourquoi des artistes ?
21.3.2008 par admin.
par François Moll
Aléas - “Pourquoi ?” - Février 2008
-
Présentation
Les artistes ne servent à rien, dit-on. L’art ne fait pas progresser l’humanité et ne nourrit pas son homme. Au mieux l’artiste est un doux rêveur, au pire un snob excentrique. Tels sont les différents préjugés qui font bonne recette encore de nos jours et que cet ouvrage entend dissiper. En effet, si les artistes ne servent à rien, comment se fait-il que leur rôle aussi bien que leur statut aient évolué au cours des siècles ? Comment expliquer également que de nombreux régimes politiques ne soient pas restés indifférents à leur présence et se soient empressés de les emprisonner ou de les tuer ? En partant de l’évolution du rôle et du statut de l’artiste, l’auteur tente de montrer, en se fondant sur des exemples précis et généralement connus de tous, que l’artiste manifeste un besoin humain par lequel il aspire, tout en nous invitant à nous joindre à lui, à dépasser l’humaine condition pour paradoxalement connaître le monde mieux que ne le permettrait la science.
-
L’auteur
Né en 1965, François MOLL est professeur agrégé de philosophie et docteur en philosophie. Il a publié un ouvrage sur Bergson (Bergson et la parole : la question de l’inexprimable, Lille, ANRT, 2005) ainsi que différents articles. Il enseigne actuellement la philosophie au lycée I. Dauphin de Cavaillon et à l’université de Provence à Aix-en-Provence.
-
Extrait de l’Introduction, p. 11
“C’est un lieu commun d’affirmer que, parmi les hommes, peu importent les cultures et les époques, certains se sont distingués des autres par leur pouvoir créateur. La présence des artistes et de leurs œuvres, qu’ils appartiennent au passé ou soient nos contemporains, atteste de cette activité dont il semble impossible de faire l’impasse, tant elle est patente. À cet égard, que les musées soient considérés comme des sanctuaires du passé ou bien comme des espaces destinés à révéler les créations récentes, ils représentent le lieu où se condense tout le génie humain, indépendamment du fait qu’on Y apprécie ou non les œuvres qui s’y trouvent. Il est intéressant de savoir que la célébration de ces œuvres est relativement moderne puisqu’elle date de la Renaissance italienne dans la seconde moitié du XVe. Les princes eurent en effet l’idée de collectionner des œuvres et de les réunir dans des cours et des jardins d’abord, dans des galeries ensuite, pour les offrir au regard d’un public choisi par les princes eux-mêmes. Les œuvres des artistes sont ainsi présentées au jugement de quelques privilégiés. L’artiste est encore à ce moment connu par des élites et n’a pas encore la renommée plus démocratique que le siècle des Lumières lui donnera en créant des musées (dont le Louvre) destinés à un très large public…”
-
Table des matières
Introduction
Première partie: “Pourquoi des artistes, ou l’histoire d’un rôle et d’un statuf’
1) L’ Antiquité, ou l’instrumentalisation de l’artiste
2) Le monde moderne ou l’artiste créateur
(De l’harmonie du monde à celle des facultés humaines)
3) La déconstruction de la post-modernité, ou la construction paradoxale de nouveaux mondes
4) Le rapport à la nature :l’histoire d’une mise à distance
Deuxième partie: ”La question de la causalité et de la finalité”
1) La causalité
2) La finalité
a. Le plaisir esthétique
b. Le désintérêt
c. La finalité sans fin
3) Le dépassement de la finitude humaine
Troisième partie: L’artiste: un être dangereux et engagé
1) L’artiste nous détourne de la vérité (Platon)
2) Ambiguïté et limite de l’engagement de l’artiste
3) L’engagement sartrien
a) L’existence précède l’essence
b) Une philosophie de l’engagement
c) Engagement et situation
d) L’engagement de l’artiste
Quatrième partie: L’artiste, un visionnaire
1) Une nouvelle vision du monde et de soi
2) Le pouvoir de créer
a) Création etfabrication
b) Le possible et le réel: l’ontologie
Conclusion
Bibliographie sommmaire
-
Dossier de presse (à venir)
Posté dans Esthétique | Aucun commentaire »
Consommation et luxe
21.3.2008 par admin.
La voie de l’excès et de l’illusion
par Benoit Duguay
Liber - 2007
-
Présentation
« Il y a sans doute chez tous un désir de quelque chose qui dépasse la simple utilité, le cours banal des choses, le désir d’un écart par rapport à une norme ou à une conduite habituelle, écart grâce auquel la valeur de l’objet devient valeur (réelle ou imaginaire, peu importe) de celui qui le possède. De nos jours toutefois, cette attitude naturelle et universelle, qui a longtemps été “réservée” à une classe ou à une caste, à des moments particuliers, à des circonstances spéciales, s’est démocratisée et généralisée en modèle même de l’échange marchand sinon du mode d’être. En matière de consommation, nous assistons aujourd’hui, tant chez le producteur que chez le consommateur, à un ensemble de comportements exagérés, égoïstes, souvent irresponsables, voire destructeurs, massivement adoptés au nom du luxe.
Qu’est-ce que le luxe? Quelles sont nos attentes vis-à-vis des produits et services de luxe? Comment se pratique le marketing du luxe? Y a-t-il des comportements qui peuvent faire contrepoids à l’hyperconsommation et la mettre en échec? Voilà quelques-unes des questions auxquelles je me propose de répondre dans ce livre. J’espère contribuer ainsi à faire réfléchir sur la consommation et à infléchir nos habitudes en cette matière. Je ne pense pas seulement, en disant cela, à la population en général, mais aussi et surtout aux entreprises et aux spécialistes du marketing qui se sont engagés dans une logique de surenchère dont ils ne veulent pas voir les risques. » (B. D.)
-
Table des matières
Introduction
1. De la consommation à l’hyperconsommation
2. La production et le commerce de luxe
3. Les attentes et le luxe
4. L’invasion du luxe
Conclusion
-
Dossier de presse
Entrevue réalisée par le journaliste Stéphane Baillargeon pour la production de l’article « Êtes-vous un turbo- consommateur? » publié dans le quotidien Le Devoir le 28 février 2008.
Entrevue réalisée par le journaliste André Martineau pour le reportage « La marche au centre commercial : se dépenser sans dépenser », diffusé le samedi 26 janvier à l’émission Macadam Tribus sur la Première Chaîne de Radio-Canada.
« Le goût du luxe et ses effets néfastes », une revue de livre publiée dans le quotidien La Presse (page 4 du cahier À vos affaires) le dimanche 27 janvier 2008, sous la plume du journaliste François Perreault.
Entrevue réalisée par l’animatrice Janine Messadié, diffusée à la Première Chaîne française de Radio-Canada à Toronto (860 AM et 90,3 FM) les 16 et 17 janvier 2008.
Entrevue réalisée par la journaliste Nathalie Villeneuve pour la production de l’article « Les limites de la démesure » publié dans le Courrier Laval le 13 janvier 2008.
Entrevue réalisée par la journaliste Eugénie Francoeur et diffusée à travers le Canada le 10 janvier 2008 à la Première Chaîne de Radio-Canada.
Entrevue réalisée en direct le 9 janvier 2008 par les animateurs Sylvain Morin et Geneviève DeSousa, dans le cadre de l’émission « Les complices » à 103,5 FM.
Entrevue réalisée par la journaliste Anne-Marie Labbé pour la production des articles « Quand les très riches se font très discrets » et « La richesse à la dérobée, cette exclusivité qui n’a pas de prix », publiés dans le quotidien Le Soleil le 9 janvier 2008.
Entrevue réalisée en direct par l’animateur François Gagnon dans le cadre de l’émission « Les gagnants et les perdants », le mercredi 2 janvier 2008.
Entrevue réalisée en direct par l’animatrice Janine Messadié à la Première Chaîne française de Radio-Canada à Toronto (860 AM et 90,3 FM), le 27 décembre 2007.
Entrevue réalisée par la journaliste Élisabeth Côté dans le cadre du Téléjournal / Midi, le mercredi 26 décembre 2007.
Entrevue réalisée en direct par l’animateur Louis Lemieux dans le cadre de l’émission « RDI en direct », le mercredi 26 décembre 2007.
Le luxe des ordinaires, un article publié dans le quotidien Le Devoir (p. B10) le vendredi 14 décembre 2007.
Entrevue réalisée par l’animateur François Rebello dans le cadre de l’émission « Investissez-vous » le samedi 8 décembre 2007.
Entrevue réalisée en direct par l’animatrice Anne-Marie Dussault dans le cadre du Téléjournal / Midi le jeudi 6 décembre 2007.
Entrevue réalisée en direct par l’animateur François Bugingo dans le cadre de l’émission « Christiane Charette en direct » le lundi 3 décembre 2007.
« Plaidoyer pour une consommation plus responsable », un article publié dans l’hebdomadaire Le Journal de Saint-Bruno (page 4) le samedi 1er décembre 2007, sous la plume du journaliste Guillaume Poulin-Goyer.
Revue de livre publiée dans l’hebdomadaire L’UQAM le lundi 26 novembre 2007.
Entrevue réalisée en direct par l’animateur Louis Lemieux dans le cadre de l’émission « RDI en direct », le dimanche 25 novembre 2007
Posté dans Economie, Essais contemporains | Aucun commentaire »
Dictionnaire Foucault
20.3.2008 par admin.
par Judith Revel
Ellipses - “Dictionnaire…” - Décembre 2007
-
Présentation (début de l’Introduction)
“L’œuvre de Michel Foucault est complexe: on en a souvent souligné la grande variété des champs d’enquête, l’étonnante écriture baroque, les emprunts à d’autres disciplines, les tournants et les retournements, les changements de terminologie, la vocation tout à tour philosophique et journalistique - bref, rien qui puisse ressembler à ce que la tradition nous a habitué à concevoir comme un système philosophique. Le Dictionnaire Foucault s’inscrit dans cette même différence, puisqu’il présente tout à la fois la reprise de concepts philosophiques hérités d’autres pensées - et parfois largement détournés de leur sens initial -, la création de concepts inédits et l’élévation à la dignité philosophique de termes empruntés au langage commun; par ailleurs, c’est un vocabulaire qui émerge très souvent à partir de pratiques, et qui se propose à son tour comme générateur de pratiques: parce qu’un outillage conceptuel, c’est à la lettre, aimait à rappeler Foucault, une « boîte à outils ». Enfin, avant d’être fixé définitivement dans les livres, le vocabulaire se forge et se modèle dans le laboratoire de l’œuvre : l’énorme corpus de textes épars repris il y a quelques années sous le titre de Dits et Écrits fournit de ce point de vue un aperçu formidable du travail de production de concepts qu’implique l’exercice de la pensée; de la même manière, l’entreprise de publication - encore aujourd’hui en cours - des cours au Collège de France constitue un précieux aperçu de la manière dont se construisent progressivement les champs d’enquête, les hypothèses et les instruments conceptuels de la recherche foucaldienne. Il faut enfin souligner que ce laboratoire de la pensée n’est pas seulement le lieu où se créent les concepts mais bien souvent aussi le lieu où, dans un mouvement de retournement qui est toujours présent chez Foucault, ils sont dans un second temps passés au crible de la critique interne: les termes sont donc produits, fixés puis réexaminés et abandonnés, modifiés ou élargis dans un mouvement continu de reprise etde déplacement.”
-
L’auteur
Judtith Revel est philosophe, italianiste et traductrice, maître de conférences à l’université de Paris-I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de la pensée contemporaine, elle a en particulier dirigé l’édition italienne des Dits et Écrits (Feltrinelli, 1996-1998) et a consacré de nombreux ouvrages et articles à Michel Foucault. Elle s’intéresse actuellement aux théorisations du politique avant et après 1968, et travaille à une généalogie du concept de différence dans la philosophie française depuis 1945. Elle est membre de la rédaction des revues Posse en Italie, et Multitudes en France.
-
Dossier de presse
“Dans ce lexique, Judith Revel présente les principaux concepts foucaldiens en suivant une méthode à la fois précise et ouverte : elle les restitue dans leur complexité génétique en les replaçant à l’intérieur du parcours de l’oeuvre, montre comment, plus largement, ils s’inscrivent dans l’histoire de la pensée, et suggère finalement des pistes pour comprendre ce qui fait leur spécificité et leur originalité. En partant des “mots” de Foucault, Judith Revel cherche à éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux de son oeuvre pour nous, aujourd’hui.”
Contributeur : Jean François Bert
-
La collection “Dictionnaire…”
Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader
La collection « Dictionnaire…» a l’ambition de présenter, dans des ouvrages de 200 pages environ, l’essentiel des termes (le mot est volontairement vague) dans lesquels s’exprime chaque philosophe. Il s’agit donc de la représentation d’un système philosophique sous la forme d’un lexique dans lequel chaque terme (abordé dans un ordre alphabétique) est librement développé. L’idée qui préside à cette collection est simple : un philosophe n’est intelligible que dans sa langue, dans son vocabulaire propre (ou dans le vocabulaire commun qu’il s’approprie).
Posté dans Philosophes 20è | Aucun commentaire »